SÉNÉGAL / Les conséquences d’un relâchement irresponsable : comment le Coronavirus va décimer toute une génération.


Après quatre mois de lutte contre le Coronavirus, les autorités sénégalaises ont pris la très « incompréhensible » décision de « déconfiner » le pays. 

 

Toutes les mesures qui étaient en vigueur pour stopper la propagation du virus ont été levées. Malgré l'existence de quelques poches hostiles à cette nouvelle approche visant à « responsabiliser » les sénégalais, l’État a quand même desserré l'étau autour de cette maladie qui depuis, montre tous les signes d'une robustesse des plus inquiétantes. Le Sénégal fait partie des pays ouest-africains les plus touchés par la Covid-19.

 

Avec ses 10.344 cas positifs enregistrés à la date du 02 août, notre pays occupe la 4e place des États de la CEDEAO les plus affectés derrière le Nigeria, le Ghana et la Côte d'Ivoire. Une situation qui ne semble pas préoccuper pourtant grand monde.

 

Les gestes-barrières-le port du masque, le respect de la distanciation physique, se laver les mains avec du savon-, qui devaient être adoptés par la population ne sont plus d'actualité. Il suffit de mettre le pied dehors pour le constater. Les manifestations de tout genre avec tout ce qu’elles impliquent comme facteur de propagation du virus, ont repris de plus belle. 

 

Les lieux publics où des rassemblements sont souvent constatés ont renoué avec ces vieilles habitudes. Les masques sont prohibés. En porter, c'est presque aujourd'hui se mettre en marge de la société. Les poignées de main ont repris leurs droits avec une insouciance déconcertante.

 

Face à un tel relâchement, les conséquences ne peuvent être que désastreuses, surtout quand l'ennemi est sinueux. Le mois de juillet a été particulièrement meurtrier. Pour preuve, du 1er au 31 juillet, le Sénégal a déploré 89 décès, soit plus de 2 morts par jour dus à la maladie. C’est plus qu’un record en ce sens qu’il a fallu quatre mois pour recenser 116 décès. 

 

Ces décès concernent en majorité les personnes âgées très exposées, mais aussi les cas de comorbidités (vivant avec des maladies chroniques). Le plus inquiétant dans cette nouvelle donne, c'est que la majorité de ces personnes vulnérables décèdent chez elles, lors de leur évacuation où à leur arrivée à l’hôpital ou dans une structure dédiée.

 

Cependant, il peut arriver que des familles réfutent toute corrélation entre la mort d'un des leurs avec le coronavirus. Ce déni participe à propager le virus puisque toutes les conditions requises dans la prise en charge de morts dus à la COVID-19 ne sont dès lors respectées. C’est d’autant plus répugnant que c’est fait souvent avec la complicité passive des autorités. Celles-ci ont parfois accepté d'enlever le nom d'untel de la liste des décès liés à la COVID-19 pour s’épargner les foudres de sa famille. C’est dire que le SARS-COV-2 a de beaux jours devant lui au Sénégal, au grand dam des personnes vulnérables. Groupe auquel appartiennent beaucoup de célébrités. 

 

Même si c’est tu de façon délibérée, toutes les sommités qui ont rendu l’âme ces derniers jours, ont été emportées par la maladie à coronavirus qui semble décidée à décimer toute une génération si rien n’est fait pour l’en empêcher.

Dimanche 2 Août 2020
Dakaractu




1.Posté par ndell le 02/08/2020 18:47
Salam,

La solution, c'est de demander aux dakarois (Médina , Gueule Tapée où j'habite) d'arrêter de faire les fous. Les gens entrent dans les boutiques et les boulangeries sans masques. Ils sont reçus par des vendeurs sans masques. A la boulangerie Soumbédioune, les Mool entrent le matin en groupe et sans distanciation. On envoie des enfants, si vous leur demandez leur masque, ils vous rient au nez. Il n'y a encore que les pharmacies, Sahm et Auchan (et les services wafacash) où on respecte les consignes barrières. L'UCG fait un travail vraiment remarquable mais c'est des quartiers où le je m'enfoutisme est le modus vivendi.... Tu parles à des gens de distanciation, ils te regardent comme un extra-terrestre. LA MALADIE EST LA, ELLE TUE ! Je n'entends pas les mairies s'impliquer, ni d'ailleurs les ASC. D'ailleurs les ASC de ces quartiers sont spécialisées dans les bagarres avec Fann Hock, ou l'arrosage de toutes les ruelles la nuit avec l'eau de mer ou à casser des oeufs aux carrefours... YEEWULEEN NAK TUUUUTI SAX

Wa Salam et DEWENATI

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