Depuis plusieurs jours, une fraîcheur marquée s’installe à Dakar et dans plusieurs localités du pays. Variations climatiques, habitudes modifiées, vêtements plus chauds… cette période impacte autant le quotidien des populations que l’activité des vendeurs. Comment chacun traverse-t-il ce retour du froid ? Reportage...
Entre pulls, écharpes et bonnets : la routine des habitants change
Rencontrée à un arrêt de bus, Yacine, étudiante, attend un taxi pour se rendre à l’école. Munie d’un pull et d’une écharpe, elle raconte son rituel hivernal : « Pendant la fraîcheur, je porte des jeans, des manches longues, des écharpes et parfois des pulls que j’achète au marché Sandaga. Le matin, je mets le pull, mais dès que le soleil apparaît, je l’enlève. L’année dernière, il faisait encore plus froid avec beaucoup de vent, peut-être à cause du changement climatique. »
Pour elle, la fraîcheur ne perturbe ni les cours ni la motivation, mais elle limite les sorties nocturnes . « Il fait plus froid vers 20h, 21h, et tôt le matin. Ça change notre rythme de sorties. Je conseille aux étudiants d’acheter leurs habits avant l’arrivée du froid, car les prix augmentent. Un pull vendu à 2 000 FCFA passe souvent à 3 500 FCFA. »
Un climat jugé doux par certains visiteurs
Sous un acacia, un vacancier sénégalais vivant en France relativise : « Franchement, je ne sens pas le froid. En Europe, on peut descendre à –27°C. Ici, il n’y a pas vraiment de fraîcheur, juste un peu de poussière. Le climat me convient beaucoup plus que celui de la France en ce moment. »
Pour Mamadou Diallo, rencontré non loin de là, la fraîcheur sera plus intense cette année : « On ne peut pas porter les mêmes habits que pendant la chaleur. Mais je dors mieux et je mange mieux en cette période. Le plus dur, c’est de se lever entre 3h et 5h du matin, quand il fait vraiment froid. »
À Colobane, les vendeurs de friperies se frottent les mains
Au marché de Colobane, les vendeurs enregistrent une hausse de fréquentation. El Hadji Sarr, vendeur de bonnets et écharpes, témoigne : « Nous rendons grâce à Dieu. Je vends toute l’année, mais pendant la fraîcheur, la demande explose. Mes articles comme les bonnets, écharpes, lafaya, coûtent 500 FCFA, et le prix ne change pas. Mais certains clients veulent toujours négocier ! »
Khadim Ndiaye, vendeur de pulls, confirme la tendance. Selon lui, « les clients arrivent petit à petit, et quand il fera plus froid, ils seront encore plus nombreux. Nos friperies restent moins chères que le prêt-à-porter. Un pull qu’on vend à 2 500 FCFA peut se retrouver à 4 000 FCFA en boutique. »
Il ajoute que les articles de friperie attirent même les professionnels , « parfois, les vendeurs de prêt-à-porter achètent chez nous pour revendre. Nos habits ne sont pas neufs, mais la qualité est meilleure. »
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