(Reportage- Découverte ) : Le transport hippomobile urbain, une réalité à Dakar !


Des femmes revenant au marché sur des calèches communément appelées « weutire » reste une réalité au Sénégal. Ces scènes « surréalistes » et « étonnantes » sont souvent vues dans les localités les plus lointaines de la capitale sénégalaise. Mais cette fois-ci, Dakaractu est au cœur d’une découverte que bon nombre de sénégalais jusque-là ignorent.

Nous sommes dans le département de Guédiawaye, plus précisément dans la commune de Wakhinane Nimzatt. Dans cette localité de la capitale sénégalaise, les populations résidentes empruntent toujours le transport hippomobile pour vaquer à leurs occupations. Ces charretiers font la navette entre marché Bou Bess vers Asecna pour transporter les dames qui ont fini de faire leurs achats au niveau du marché. Mais malheureusement ce moyen de transport à l’ancienne est souvent source de problème pour les usagers qui devront malgré tout braver la route caillouteuse que les calèches empruntent pour assurer le transport. Une préoccupation que les usagers, interrogés sur la question, n’ont nullement caché devant le reporter de Dakaractu. 

Cette route selon le délégué de Darou Rahmane 8, a fait « l’objet d’une revendication depuis plusieurs années ».  « Les travaux tardent à démarrer et le dossier est ouvert depuis l’exercice de l’ancien Ministre des infrastructures, des transports terrestres et du développement, Oumar Youm », a laissé entendre le délégué de quartier.

Par ailleurs, cette route impraticable empêche les voitures « clando » d’accéder au quartier, ce qui impose aux habitants d’Asecna de prendre les charrettes. Mais, il arrive que ce co-voisinage entre habitants et charretiers connaisse des limites. Une majeure partie des populations fustigent l'indiscipline notoire dont font preuve certains charretiers. À en croire Samba Sy, « il est fréquent de voir des altercations entre les charretiers et leurs clients et c'est souvent les conducteurs de charrette qui se comportent mal avec les usagers »

D’ailleurs c’est pour stopper les dérives des charretiers que la Mairie de Wakhinane Nimzatt a pris l’initiative de passer à l’identification des charrettes avec des plaques d’immatriculation. Cette mesure va permettre aux populations ainsi qu’aux personnes chargées de veiller à la sécurité des personnes d’identifier facilement n’importe lequel des charretiers qui ne se conforment pas aux règles établies. C’est ce qu’a soutenu en tout cas le conseiller municipal à la mairie de Wakhinane Nimzatt.

Cependant,  les charretiers accusent la mairie de dilapider l’argent qu’ils récoltent lors de la vente des plaques d’immatriculation. Dakaractu s’est rendu à la mairie de Racine Talla pour des éclaircissements. En guise de réponse, Alioune Dia nous révèle que « la mairie n’a pas reçu d’argent venant des charretiers. Et c’est au niveau du trésor public que les charretiers versent l’argent des plaques sous procuration d’un document, OVP (occupation voie public) signé par la mairie ».

Reportage dans cette partie de la Capitale Sénégalaise encore plongée dans le passé...
Lundi 25 Janvier 2021
Dakaractu



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