La campagne « Avril AVC 2026 » a été officiellement lancée, marquant le début d’un mois entier de sensibilisation et de mobilisation contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Placée sous le signe de « l’Avril vert », cette sixième édition ambitionne de renforcer la prévention et d’améliorer la connaissance des populations face à une pathologie encore trop souvent sous-estimée.
Prenant la parole, le Dr Mbagnick Bakhoum, neurologue, également président de l’Association sénégalaise de soutien aux patients et victimes d’AVC, a insisté sur l’importance de cette initiative continentale. Selon lui, cette campagne vise avant tout à rapprocher l’information des populations, en mettant l’accent sur la sensibilisation et le dépistage des principaux facteurs de risque, notamment l’hypertension artérielle et le diabète.
Dans cette dynamique, plusieurs activités sont prévues à travers le pays. À Dakar, notamment à Grand-Dakar et Diamniadio, des campagnes de sensibilisation et de promotion du sport seront organisées. D’autres actions sont également annoncées à Diourbel, Saint-Louis et Thiès, avec des séances de dépistage et d’information. « Nous avons voulu décentraliser les activités pour être plus proches des populations et mieux les informer sur les signes de l’AVC et les conduites à tenir », a expliqué le Dr Bakhoum.
Le choix de ces localités n’est pas fortuit. Certaines enregistrent un nombre élevé de cas d’AVC ou disposent déjà de cellules actives de l’association, à l’image de Diamniadio et Diourbel. À Saint-Louis, où les facteurs de risque sont particulièrement fréquents, les organisateurs envisagent même la mise en place d’une nouvelle cellule pour renforcer la riposte.
La campagne poursuit un double objectif.
D’une part, mobiliser les citoyens afin d’alerter les décideurs politiques sur l’ampleur de la maladie et la nécessité d’investir davantage dans sa prise en charge. D’autre part, permettre aux populations d’acquérir des connaissances essentielles, notamment sur la reconnaissance rapide des symptômes. Les spécialistes rappellent en effet qu’une prise en charge dans les 4h30 suivant l’apparition des premiers signes est déterminante pour sauver des vies et limiter les séquelles.
De son côté, le secrétaire général de l’association, Bamba Cissé, a souligné que les activités s’étaleront sur tout le mois d’avril, avec des émissions à la télévision et à la radio, des campagnes de proximité et même des visites à domicile pour accompagner les patients et leurs familles. Il appelle ainsi les Sénégalais à s’impliquer activement en participant aux activités de dépistage et en suivant les programmes de sensibilisation, y compris dans les zones les plus reculées.
Au-delà des discours, des témoignages poignants sont venus rappeler la réalité de la maladie. Aminata Wade, survivante d’un AVC, a partagé son expérience, évoquant le rôle déterminant de sa famille, de ses amis et de l’association dans son rétablissement. Elle invite les populations à accorder une attention particulière à leur santé et à effectuer régulièrement des contrôles pour prévenir les risques.
À travers « Avril vert 2026 », les acteurs de la santé entendent ainsi instaurer une véritable culture de prévention autour des AVC au Sénégal, en misant sur l’information, la proximité et l’engagement communautaire.
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