Remplacement du 1er président de la Cour suprême : « C’est un empiètement sur les très prochaines prérogatives du nouveau PR Diomaye Faye... » (Alioune Tine)


La nomination, ce vendredi, du Magistrat Abdoulaye Ndiaye au poste de Premier président de la Cour suprême, par Macky Sall, en remplacement de Ciré Aly Bâ appelé à faire valoir ses droits à la retraite, fait déjà jaser sur la toile. 

Cette nomination est intervenue à l’occasion d’une réunion du Conseil supérieur de la magistrature tenue ce 29 mars, et dont l’ordre du jour portait sur l’examen des mesures individuelles en relation avec la Cour suprême, la Cour d’Appel, l’administration centrale, la Cour d’Appel de Saint-Louis et celle de Thiès.

 

Le fondateur d’Afrika Jom Center, Alioune Tine, a qualifié la démarche du président sortant, Macky Sall, de transgression de sa part.

« J’aime bien le PR @Macky_Sall , mais cette décision à la veille de son départ du pouvoir sur un poste aussi stratégique est une transgression caractérisée des règles les plus élémentaires des pouvoirs légitimes de nomination de son successeur. Le Président sortant a une légitimité finissante, il ne doit pas empiéter par courtoisie sur les pouvoirs régaliens de son successeur », a commenté sur X Alioune Tine qui relève dans une telle décision un empiètement sur les pouvoirs du nouveau Chef d’État, Bassirou Diomaye Faye.

« Il n’a pas encore pris fonction mais, il est élu et a l’intention de réformer la justice. C’est un empiètement sur les très prochaines  prérogatives du nouveau PR Diomaye Faye. Il est bon de légiférer sur les limites des pouvoirs de fin de mandat, qui sont des pouvoirs de transition. », a expliqué le défenseur des droits humains.

 

Pour rappel, le Magistrat Abdoulaye Ndiaye avait décidé que l’État n’avait pas violé les droits de Ousmane Sonko le 06 Octobre 2023 en audience de référé  quand la DGE a refusé de donner les fiches de parrainages au mandataire de l’opposant. Ce, malgré le réquisitoire de la Procureur générale Marie Guèye Diop qui avait clairement indiqué que l’État n’avait pas le droit de radier le leader de Pastef des listes électorales...


Samedi 30 Mars 2024
Moussa Beye



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