Ratés en série depuis son arrivée à la Direction de la Sûreté Publique : Abdoul Wahab Sall sous pression.


Depuis son avènement à la Direction de la Sûreté publique, en remplacement du Commissaire Abdoulaye Diop appelé à d'autres fonctions, le commissaire Abdoul Wahab Sall peine à prendre ses marques. Pourtant, ce n'est pas faute d’expérience. Anciennement Directeur de la Police de l'air et des Frontières, il semble avoir le profil du métier. Mais le saccage du tribunal de Louga suivi de la marche sur le palais réussie par l'activiste Guy Marius Sagna ont mis à nu des manquements graves quant à la sécurisation d'édifices publics de premier rang, sous son magistère.
À Louga, c'est des partisans en furie du maître coranique Cheikhouna Guèye, jugé pour avoir enchaîné ses élèves, qui ont mis à sac le temple de Thémis. Les images diffusées sur Internet parlent d'elles mêmes, quand bien même le ministre de l'Intérieur, interpellé sur cette affaire, aurait essayé de dédouaner ses hommes.
À ce raté s'est ajouté l'affaire Guy Marius Sagna. Malgré l'interdiction de la marche initiée par « Aar Li nu Bokk » contre la hausse sur l'électricité, l'activiste qui est le coordinateur en exercice de cette organisation, a semé les policiers chargés de faire respecter l’arrêté Ousmane Ngom qui interdit tout rassemblement en centre-ville. Pis encore, pour interpeller l'activiste, les gardes rouges et les gendarmes en faction au palais ont dû intervenir.
Cette série d'échecs remet en cause le dispositif en vigueur dans la sécurisation des institutions de la République. C'est d'autant plus préoccupant que de nouvelles menaces toquent à nos portes. Imaginons un peu si l'activiste Guy Marius Sagna était mu par d'autres motivations que de dire non à la hausse de l'électricité, que serait il arrivé ? Les nouvelles autorités de la police semblent l'avoir tardivement compris.
Au moment où nous mettons sous ligne, des mesures sont en train d’être prises pour sécuriser davantage le palais qui, au delà de servir de lieu de travail au chef de l'Exécutif du Sénégal, représente un symbole fort dont l’accès, même s'il ne doit pas être réservé à des privilégiés, ne doit pas non plus être facile. En plus de barrières qui sont actuellement érigées devant les grilles du palais, les principaux accès sont filtrés sans que la circulation des automobiles et des personnes ne soit altérée...
Lundi 2 Décembre 2019
Dakaractu



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