DIÈTE DÉSORMAIS POUR LES FAUX GROS-PRODUCTEURS
« Que ceux qui sont maçons aillent construire, que ceux qui sont électriciens nous aident à avoir de l’électricité et que ceux qui sont producteurs produisent...», voilà le discours tenu par Pape Abdoulaye Seck pour siffler la fin de la récréation. Pour cette première journée de tournée dans le bassin arachidier, le ministre n’aura finalement pas perdu de temps pour définir les nouvelles règles du jeu dans la production agricole. Pour lui, l’argent de l’agriculture devra désormais profiter aux paysans. « Nous avons des principes directeurs définis par le Chef de l’Etat. Il faut le dire et le répéter. L’efficacité économique des investissements publics pose problème surtout dans le secteur agricole. Il n’est pas normal lorsque nous abordons une campagne agricole, que subitement des Sénégalais se transforment en producteurs pour pouvoir bénéficier des subventions. Il y a beaucoup de personnes se prenant pour des gros producteurs, qui ont eu pendant longtemps à bénéficier de ces semences subventionnées et qui, en réalité, les revendent! » Pape Abdoulaye Seck ira même plus loin. « Pour être identifié comme gros-producteur, il faudra donner la preuve d’être détenteur de champ. » Et pour cela, les Drdr seront les seuls à pouvoir en attester.
AUX ANALYSTES PROMPTS A ECRIRE DE LONGS ARTICLES…
Abordant la question de la qualité des semences, Pape Abdoulaye Seck n’a pas ménagé ses pourfendeurs, ou mieux comme il dit lui-même, « ces analystes du secteur agricole souvent en déconnexion avec les réalités objectives et très prompts à faire de longs, de très longs articles concernant l’agriculture. » A ces gens, il demandera de faire la part des choses car, précise-t-il, « en matière de commercialisation semencière, il faut distinguer deux circuits. Il y a le circuit officiel, celui des semences subventionnées qui représente 75 000 tonnes sur un capital de 125 000 tonnes, soit 60% et le circuit parallèle qui représente 40%. »
Pape Abdoulaye Seck de soutenir mordicus que les facteurs de production sont intégralement en place. « Partout où nous sommes passés, on n’a pas constaté une seule fois des récriminations concernant la qualité des semences. Et toujours à l’intention des détracteurs zélés, il rappelle ainsi que « le circuit officiel est composé de semences certifiées et de semences écrémées et qu’il n'y a pas de doute que tout a été contrôlé avant d’être commercialisé par les Drdr », non sans oublier de les inviter, la prochaine fois, de préciser à quel circuit ils font allusion dans leurs critiques. Pour ce qui est du matériel, le ministre a assuré que 21 500 unités de matériels de culture ont été déployés. Un fait, selon lui, qui n’a plus eu lieu depuis la fin du programme agricole intervenu en 1984. « Pour nous, réussir une campagne agricole, c’est assurer une disponibilité et une accessibilité des facteurs de production en temps opportun. Oui, les facteurs de production sont en place », aura-t-il conclu sur ce chapitre.
LA GROGNE DES PAYSANS DE DIOGNICK
Est-ce à dire que la visite a été tout le long du parcours parsemé de roses ? Le moins du monde. En effet, à Diognick, une commune de 56 villages, il a été donné à la presse de remarquer que la grogne avait fini de prendre ses droits. En effet, Pape Diagne, paysan qui a parlé sous le contrôle de ses pairs a dénoncé la piètre quantité des engrais. « Nous avons reçu chacun 7 kilogrammes d’engrais alors que nous devrions en recevoir 28. Et, il faut préalablement s’acquitter de ses impôts. Ce qui est du reste normal. Seulement, nul ne veut nous laisser parler. Vous le voyez vous-même. Pour chaque hectare, il nous faut 3 sacs. Le sac coûte 6 250 francs soit 120 francs le kilo. Nous risquons d’avoir de mauvaises récoltes à cause de cette quantité limitée d’engrais. Nous interpellons le ministre sur cette question car, vraisemblablement, notre OP ne lui dira jamais la vérité... »
« Que ceux qui sont maçons aillent construire, que ceux qui sont électriciens nous aident à avoir de l’électricité et que ceux qui sont producteurs produisent...», voilà le discours tenu par Pape Abdoulaye Seck pour siffler la fin de la récréation. Pour cette première journée de tournée dans le bassin arachidier, le ministre n’aura finalement pas perdu de temps pour définir les nouvelles règles du jeu dans la production agricole. Pour lui, l’argent de l’agriculture devra désormais profiter aux paysans. « Nous avons des principes directeurs définis par le Chef de l’Etat. Il faut le dire et le répéter. L’efficacité économique des investissements publics pose problème surtout dans le secteur agricole. Il n’est pas normal lorsque nous abordons une campagne agricole, que subitement des Sénégalais se transforment en producteurs pour pouvoir bénéficier des subventions. Il y a beaucoup de personnes se prenant pour des gros producteurs, qui ont eu pendant longtemps à bénéficier de ces semences subventionnées et qui, en réalité, les revendent! » Pape Abdoulaye Seck ira même plus loin. « Pour être identifié comme gros-producteur, il faudra donner la preuve d’être détenteur de champ. » Et pour cela, les Drdr seront les seuls à pouvoir en attester.
AUX ANALYSTES PROMPTS A ECRIRE DE LONGS ARTICLES…
Abordant la question de la qualité des semences, Pape Abdoulaye Seck n’a pas ménagé ses pourfendeurs, ou mieux comme il dit lui-même, « ces analystes du secteur agricole souvent en déconnexion avec les réalités objectives et très prompts à faire de longs, de très longs articles concernant l’agriculture. » A ces gens, il demandera de faire la part des choses car, précise-t-il, « en matière de commercialisation semencière, il faut distinguer deux circuits. Il y a le circuit officiel, celui des semences subventionnées qui représente 75 000 tonnes sur un capital de 125 000 tonnes, soit 60% et le circuit parallèle qui représente 40%. »
Pape Abdoulaye Seck de soutenir mordicus que les facteurs de production sont intégralement en place. « Partout où nous sommes passés, on n’a pas constaté une seule fois des récriminations concernant la qualité des semences. Et toujours à l’intention des détracteurs zélés, il rappelle ainsi que « le circuit officiel est composé de semences certifiées et de semences écrémées et qu’il n'y a pas de doute que tout a été contrôlé avant d’être commercialisé par les Drdr », non sans oublier de les inviter, la prochaine fois, de préciser à quel circuit ils font allusion dans leurs critiques. Pour ce qui est du matériel, le ministre a assuré que 21 500 unités de matériels de culture ont été déployés. Un fait, selon lui, qui n’a plus eu lieu depuis la fin du programme agricole intervenu en 1984. « Pour nous, réussir une campagne agricole, c’est assurer une disponibilité et une accessibilité des facteurs de production en temps opportun. Oui, les facteurs de production sont en place », aura-t-il conclu sur ce chapitre.
LA GROGNE DES PAYSANS DE DIOGNICK
Est-ce à dire que la visite a été tout le long du parcours parsemé de roses ? Le moins du monde. En effet, à Diognick, une commune de 56 villages, il a été donné à la presse de remarquer que la grogne avait fini de prendre ses droits. En effet, Pape Diagne, paysan qui a parlé sous le contrôle de ses pairs a dénoncé la piètre quantité des engrais. « Nous avons reçu chacun 7 kilogrammes d’engrais alors que nous devrions en recevoir 28. Et, il faut préalablement s’acquitter de ses impôts. Ce qui est du reste normal. Seulement, nul ne veut nous laisser parler. Vous le voyez vous-même. Pour chaque hectare, il nous faut 3 sacs. Le sac coûte 6 250 francs soit 120 francs le kilo. Nous risquons d’avoir de mauvaises récoltes à cause de cette quantité limitée d’engrais. Nous interpellons le ministre sur cette question car, vraisemblablement, notre OP ne lui dira jamais la vérité... »
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