RENCONTRE MACKY- ÑOO LANK / « Ceux qui étaient venus me voir n'ont exprimé aucune objection... Ils m'ont aussi dit Ñoo Lank, duñu arrêter » (Médiateur de la République)


Va-t-on droit vers des négociations autour d'une table entre le Président Macky Sall et le mouvement Ñoo Lank ? Ce qui paraissait jusqu'à maintenant improbable pourrait avoir lieu. C'est du moins ce qui ressort substantiellement des premières réponses d'Alioune Badara Cissé devant le Grand Jury de Rfm. 

"Mon équipe de la médiature et moi-même avions été très fiers de recevoir les contestataires qui semblent être le porte-voix des sans voix. Je pense que venir en renfort à la réclamation de Ñoo Lank au nom d'un mouvement citoyen pourrait dans une certaine mesure  altérer l'ardeur des uns, mais  également attirer l'attention des autres. Ñoo Lank n'est plus seul et qu'ils ont dans l'administration du Sénégal un interlocuteur  qui pourrait être leur porte-voix au niveau du Président de la République. Je leur ai dit que nous pouvons par des méthodes médianes arriver aux mêmes solutions, sans pour autant qu'il y ait trouble à l'ordre public ou la dégradation de biens ou des violences sur des personnes. Ce qu'ils n'ont jamais fait d'ailleurs." 

Alioune Badara Cissé de signaler que ses demandes adressées aux représentants du mouvement de mettre terme aux manifestations ont toutes été rejetées sauf celle d'accepter la main tendue du Chef de l'État pour dialogue au cas où cela se faisait. " Je leur ai demandé mais j'ai été la première victime de Ñoo Lank. Ce que jai compris et accueilli par un sourire. Ils m'ont dit Monsieur le médiateur, nous vous avons bien entendu, mais nous ne sommes pas dans des moments de riposte ou de dégradation de biens ou de violences sur les personnes, nous sommes en une période de sensibilisation. Nous ne pouvons pas renoncer à la sensibilisation.  Nous ne pouvons pas non plus renoncer à nos  démonstrations sur certains espaces de Dakar.  C'est inadmissible. J'ai dit mais non, si ces espaces, par un arrêté antérieur vous sont  interdits, on peut leur trouver dans Dakar ou dans les régions du Sénégal, des espaces de communication, de sensibilisation sans pour autant être en porte-à-faux avec quelque loi que ce soit."

Néanmoins, se réjouit-il : "Ils ont d'ailleurs offert, après m'avoir dit Ñoo Lank Duñu arrêter, de ne pas s'opposer à rencontrer le Chef de l'État au cas où ce dernier leur demandait de venir à sa rencontre... Ceux qui étaient venus me voir n'ont exprimé aucune objection et c'est ce que j’ai couché sur la correspondance. Je l'ai mentionné noir sur blanc sur cette correspondance que jai adressée au Président de la République. (...). Je le souhaite vivement,  tous les deux genoux à terre pour que nous puissions avoir un espace de dialogue  et que le Chef de l'État soit sensible à leur demande."

Le médiateur profitera de l'occasion pour rappeler qu'il constitue "un espace ouvert à  tous ceux qui ne trouvent pas d'interlocuteurs ailleurs", avant de souhaiter qu'aucune autorité ne se sente supérieure au point de fermer sa porte aux citoyens. "Ce sont des citoyens Sénégalais. Il ( le Président Sall ) est à quelques mois près à leur âge , je ne vois pas ce qui pourrait empêcher qu'il rencontre ces citoyens... Un dialogue est toujours nécessaire.  Il est vrai que nous ne connaissons pas certaines crises... Nous pouvons par des méthodes médianes arriver à trouver des solutions..."
Dimanche 12 Janvier 2020
Dakaractu



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