Protection et inclusion sociale des personnes vivant avec un handicap : Les collectivités locales invitées à s’approprier de la sensibilisation.


De nombreuses personnes handicapées ont des difficultés d’intégration dans leurs familles et leurs sociétés et se plaignent de la faible application des droits qui leur sont dévolus par les dispositions juridiques et règlementaires.

Pour faire face à ces nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les handicapés, l’association allemande de lutte contre la lèpre et la tuberculose (DAHW) a initié en 2018, le projet de « promotion des droits, participation et accès des personnes handicapées et de la lèpre aux services de santé » (DPASS), pour une durée de 3 ans. Ce projet qui a été mis en œuvre dans cinq communes pilotes à savoir (Gandon, Dangalma, Sokone, Kébemer, Ndiafatte), s’est fixé comme objectif de promouvoir l’inclusion du handicap dans les politiques publiques.

Trois après la mise en œuvre du projet, même s’ils se réjouissent dudit projet, les acteurs notent quelques contraintes qui persistent et qui entravent aussi les dynamiques locales de développement inclusif dans le cadre de l’appropriation de la sensibilisation communautaire. « Le projet a développé de nombreuses initiatives au niveau institutionnel et communautaires. Certaines initiatives n’ont pas été bien appropriées. Ni partagées, ni renforcées, elles sont restées peu valorisées et, pour les acteurs du développement local inclusif. On peut en outre constater du côté des PH et des élus locaux et sur la persistance de clichés, sur les acteurs dans le champ de l’inclusion et sur le fonctionnement des collectivités en matière de planification de la question du handicap. La faible reconnaissance des initiatives des OPH au niveau local et la méconnaissance des problèmes des PH et de leurs besoins sont préjudiciables, en premier lieu, aux PH qui ne peuvent pas se positionner au mieux sur leurs droits. Ces conditions entravent aussi les dynamiques locales de développement inclusif et, de façon plus globale », a renseigné Arame Top Sène, directrice générale de l’action sociale.  

C’est dans ce contexte que la DAHW compte à travers un nouveau programme, étendre les interventions et renforcer les acquis obtenus du DPASS et dans une démarche expérimentale de réflexion intercommunale autour de l’amélioration de la santé et du bien-être des groupes vulnérables par le renforcement de la résilience communautaire. C’est dans ce cadre que le projet pour la santé et le bien-être des populations des quatre communes à savoir : Mpal, Fass Ngom, Ndiébène Gandiol et Gandon a été lancé.

« Cette phase de consolidation du projet va être destinée à la protection sociale et l’inclusion du handicap pour mieux prendre en charge les préoccupations sur la prise en charge et la promotion des personnes vivantes avec un handicap. L’objectif c’est de faciliter l’appropriation du projet par les acteurs du développement local inclusif des quatre collectivités locales de l’arrondissement de Rao », note encore la directrice générale de l’action sociale.
Mercredi 18 Mai 2022
Dakaractu



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