Polémique autour de l'attribution des marchés de l'aide alimentaires lié au COVID 19 : La part de vérité du ministère du Développement communautaire et de l’Équité sociale.


L’attribution de marchés de riz à un homme d'affaires libanais et du transport à une société appartenant à un député a suscité des questions dans l'opinion publique nationale. Certains ont cru avoir flairé un « deal » dans cette affaire. Pour le ministère du Développement communautaire et de l’Équité sociale, c'est loin d’être le cas.

Dans un Memorandum interne dont Dakaractu a obtenu copie, les services de ce ministère reviennent en long et en large sur le processus qui a abouti à l'attribution de ces marchés aux sociétés qui ont été finalement retenues.

La note fait savoir que suite aux appels lancés dans les parutions du 1er, du 2 et du 3 avril de l'Observateur et du Soleil portant acquisition d'une quantité de 5 000 tonnes de riz (en sac de 50 kg), de 500 tonnes de sucre, de 10 000 litres d'huile, de 1 000 tonnes de pâtes alimentaires, les candidats intéressés étaient invités à présenter une facture proforma des produits proposés, une déclaration sur l'honneur indiquant des stocks disponibles, un échantillon de chaque produit proposé. « Le avril 2020, le MDCEST a reçu 62 offres, certains ayant postulé pour les cinq produits d'autres pour un, deux, trois ou quatre produits », poursuit la note selon laquelle « après exploitation des offres, seuls les fournisseurs ayant les capacités quantitative et qualificative requises ainsi que la meilleure offre financière, ont été retenus ».

Pour ce qui est du riz, puisque c'est qui revient le plus dans les interrogations des uns et des autres, la note informe qu' « ont été retenues les quatre meilleures offres qui ont proposé un prix par tonne en deçà de celui actuellement pratiqué sur le marché ». « Ainsi, quatre fournisseurs ont cédé leur riz à deux soixante-quinze mille 275 francs CFA TTC la tonne », ajoute le document officiel.

Le ministère de renchérir que l'offre la plus basse a été retenue pour éviter tout soupçon de surfacturation, mais surtout pour préserver les ressources de l’État.

Retenue parmi les fournisseurs, AVANTI à qui a été notifié en premier son bon de commande a démarré les livraisons depuis vendredi 10 avril, fait retenir la note selon laquelle « tout le riz qui est actuellement convoyé vers les régions est livré par cette société. Une façon pour le ministère de répondre à ceux qui prétendent que AVANTI n'a pas les capacités pour satisfaire la commande.

Abordant le transport des denrées vers les régions, la note informe qu'une base de données a été constituée à travers l'appel à commande permettant d'avoir une idée sur les meilleurs prix pratiqués sur le marché du transport. C'est à partir de cette base qu'un tarif a été fixé pour chaque région, renchérit le document consulté par Dakaractu.

Ainsi, pour Louga, Diourbel, Fatick, Kaolack et Kaffrine, la tonne a été fixée à 75 000. Pour les régions de Saint-Louis et Tambacounda, c'est à 150 000 francs la tonne tandis que le transport à Matam, à Kolda, à Sédhiou, à Kédougou et à Ziguinchor se fait à 185 000 la tonne. « ainsi, les transporteurs qui ont accepté ces tarifs ont dans le dispositif depuis le lancement du processus, par le président de la République. L'entreprise UDE est la première à se manifester », clarifie la note.

Par ailleurs, il est fait état de l'implication du collectif des transporteurs dirigés par Momar Sourang dans le processus d'acheminement des vivres dans les régions.


Jeudi 16 Avril 2020
Dakaractu




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