Mali: Ban Ki-moon salue l’accord entre la junte et la CEDEAO


Mali: Ban Ki-moon salue l’accord entre la junte et la CEDEAO

Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’est félicité des résultats de la médiation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le retour à l’ordre constitutionnel au Mali, notamment la signature, vendredi, d’un accord politique avec la junte militaire.

‘’Il (M. Ban) appelle la junte à mettre rapidement en œuvre les dispositions de l’accord-cadre qui prévoit un transfert du pouvoir aux autorités constitutionnelles, comme le Conseil de sécurité et l’ensemble de la communauté internationale l’ont demandé à maintes reprises’’, a dit un porte-parole dans une déclaration à la presse publiée samedi soir à New York.

Selon lui, M. Ban appelle la junte, en place depuis le 22 mars dernier, à assurer la sûreté et la sécurité de tous les officiels maliens, à procéder à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus et à s’abstenir de toute action qui pourrait compromettre la mise en œuvre effective des dispositions de l’accord-cadre.

Le président malien Amadou Toumani Touré a officiellement démissionné dimanche soir, soulignant que la décision de la CEDEAO et de la communauté internationale est "la meilleure" dans le cadre de la recherche de solution à la crise politique qui secoue le pays.

"ATT" a remis sa démission, dans la maison d’un de ses proches, dans la capitale malienne, au médiateur burkinabè Djibril Bassolé, mandaté par la CEDEAO. Cette décision marque la première étape vers l’investiture de Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale, comme président par intérim du Mali.

Déchu par des militaires mécontents de sa gestion de la rébellion dans le nord du pays, le président sortant est un ancien général de l’Armée malienne, qui est redevenu civil. Il a été élu en 2002 et réélu en 2007. Ce dernier mandat devait courir jusqu’à la fin de ce mois.

A la faveur de l’accord-cadre, la CEDEAO a décidé d’une ‘’levée immédiate’’ de toutes les sanctions contre le Mali après la signature d’un accord-cadre pour le retour à l’ordre constitutionnel, avec la junte, les différentes forces politiques, les religieux et la société civile.

Signé vendredi dernier, le protocole prévoit la mise en place d’un gouvernement par intérim qui doit être piloté par le président de l’Assemblée nationale malienne, qui a regagné Bamako depuis samedi.

‘’Le président du Comité national du redressement de la démocratie et de la restauration de l’Etat (CNRDRE), le capitaine Amadou Haya Sanogo (…) a déclenché effectivement, vendredi, le processus de mise en œuvre de l’Article 36 de la Constitution du 25 février 1992, permettant ainsi le retour à l’ordre constitutionnel’’, signale la CEDEAO.

Mêlée à des éléments supposés appartenir aux mouvements djihadistes, la rébellion touareg contrôle Nord-Mali sous la bannière du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui en a proclamé l’indépendance. L’Union africaine a rejeté cette déclaration.

Le Comité des chefs d’état-major de la CEDEAO, qui s’est réuni jeudi à Abidjan, a arrêté les mesures préparatoires pour le déploiement rapide des troupes de la sous-région pour parer à toute éventualité, a annoncé le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara.

‘’Ces dispositions seront soumises dès la semaine prochaine au Conseil de Médiation et de Sécurité de la CEDEAO’’, a ajouté M. Ouattara, président en exercice de l’organisation sous-régionale. Le médiateur au Mali est le président burkinabé Blaise Compaoré.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit, s’est rendu vendredi et samedi à Bamako, pour réitérer la position de l’ONU, en vue d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel et le respect de l’unité et l’intégrité territoriales du Mali sont nécessaires.

‘’Sa visite a fait suite aux consultations ces dernières jours entre le Secrétaire général Ban Ki-moon et un certain nombre de dirigeants ouest-africains concernant la situation au Mali. Elle était destinée aussi à soutenir, sur le terrain les efforts de médiation du président Compaoré du Burkina Faso au nom de la CEDEAO’’, selon les services de M. Djinnit

Lundi 9 Avril 2012
APS




1.Posté par ISSA le 10/04/2012 07:29
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