Le malaise Idrissa Seck


Le malaise Idrissa Seck
Le 29 octobre 2006, invité de l’émission « Grand Jury » de Mamoudou  Ibra Kane, l’ancien premier ministre Idrissa Seck répond ceci à une question sur l’origine de sa fortune : « Je me suis pas enrichi à la faveur du pouvoir. Les seules ressources que mon passage au pouvoir a mises à ma disposition et qui renforcent mes moyens d’intervention politique et sociale, ce sont les fonds politiques que le président de la République lui-même m’a alloués de façon discrétionnaire ». Un aveu de taille. Combien de milliards ont été ainsi subtilisés aux contribuables, logés dans des paradis fiscaux ou dans des comptes numérotés ?                                                                                                     Ayant publiquement confessé à travers la presse avoir détourné les fonds politiques que le Président de la République, au lendemain de la prise de ses fonctions lui avait confiés car ayant foi en son intégrité personnelle et avoue s’en être servi avant de servir ses proches. Alors si quelqu’un doit rendre des comptes, Idrissa SECK devrait impérativement être le premier à répondre officiellement de ses actes.                                                                            
Mais il faudra bien un jour que celui qui, en 2000, c’est de notoriété publique, était fauché comme les blés, dise aux Sénégalais, d’où provient votre richesse inexpliquée d’origine inconnue? Quand le peuple était en pleine souffrance et luttait chaque jour contre la pauvreté, la misère, les inondations, les délestages, les pénuries alimentaires et de gaz butane, où était-il ? Il se pavanait avec ostentation à Paris au frais de la Mairie et se la coulait douce à l’hôtel Saint-James dont la nuitée est à 450.000 FCFA.
Le fossoyeur de fonds « irakiens » logés dans des comptes numérotés a donc, comme tous les autres, beaucoup plus de comptes à rendre aux Sénégalais.                    Comme Maire il a atteint le summum  de la Prédation foncière à Thiés avec son larbin et faiseur de sale boulot Yankoba Diattara. Il s’est servi, a servi ses parents et ses proches.                                                                                               Comme Président du Conseil Départemental n’a-t-il pas détourné Cent Millions de francs (100.000.000 FCFA) offert par Midi-Pyrénées à l’Hôpital Régional de THIES et les a logé dans un compte ouvert au nom de  Yankoba Diattara dans une banque de la place ? Aujourd’hui pour couronner tout on les accuse encore de crime foncier à Kayar. Du Ministère du Commerce  au Conseil Départemental de THIES son parcours est ponctué d’affaire ayant  un parfum de scandale lié à l’argent. Pour combien de temps ce beau monde restera-t-il ligoté par des cordons de pailles, tissés par un fabulateur pernicieux qui formule sans état d’âme des insinuations mensongères et insidieuses. Le Sénégal doit être libéré des comportements qui promeuvent les contre-valeurs.                            
Idrissa SECK est un homme politique qui a la rancune tenace, un égo démesuré, très autoritaire, manque de reconnaissance et même de simplement politesse, mais aussi a un caractère détestable que subit son entourage, il inspire la méfiance, parce qu’il ne respecte absolument rien et n’agit qu’en fonction de ses propres intérêts. Il a traité son ancien mentor, le Président de la République Abdoulaye WADE « d’ancien spermatozoïde et futur cadavre ». Ayant été le plus proche collaborateur du Chef de l’Etat, il n’a pas eu la moindre difficulté à enregistrer de manière malhonnête et perfide, des entretiens privés ou officiels du Président WADE, n’a pas une seconde hésité à les diffuser publiquement sous forme de CD (Lui et moi), au lendemain de son limogeage, en plus il s’est emparé de manière sournoise des bulletins de santé de Maître WADE qui lui a tout donné. Il est totalement dépourvu de valeurs et de bon sens patriotique, les Sénégalais épris savent maintenant ce qui il est et ce qu’il vaut : arrogant, prétentieux, cassant, rancunier.
Le malaise Idrissa Seck est une question de comportement, qui crée le désarroi partout où il passe en essayant de jouer un personnage hors du commun qu’il n’est pas, de choix politiques douteux, de revirements qui laissent perplexes, de leadership tortueux marqué par un manque de sérénité et de lucidité, les Sénégalais s’amusent à l’écouter pérorer dans son show et ses rimes littéraires ou dans ses versets coraniques.
Vouloir paraître aujourd’hui, comme d’un seul coup de baguette magique, après une longue absence et avoir reconnu, publiquement, détourné les fonds politiques, cette manne d’argent qui appartient au peuple et de les avoir, de manière irresponsable et choquante, partagé entre ses proches. Et tenté maintenant de vouloir jouer le « M. Propre », ce n’est pas respecter ce qu’il essaye de clamer à haute et intelligible voix. Le Sénégal n’est un pays d’illuminés pour élire, à sa tête, un homme qui ne respecte pas les règles de l’honnêteté et de la probité. 
 
Amadou Yoro DIOP                                                                                                     Secrétaire Exécutif  National Adjoint                                                                         Alliance Jëf Jël
 
Samedi 10 Mars 2018
Dakaractu




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