LOUGA : Un jeune berger accusé de viol risque gros


LOUGA : Un jeune berger accusé de viol risque gros
Poursuivi pour viol sur une dame mariée âgée de 40 ans, le jeune berger Abou Sow (19 ans) a été attrait mercredi dernier devant la barre du tribunal de grande instance de Louga. Selon le Journal de Dakar, le prévenu, face au représentant du ministère public, a servi plusieurs déclarations, contrairement à la partie civile, qui est restée constante depuis le début de la procédure. Elle accuse : «Le 27 décembre dernier aux environs de 11 heures, pendant que je cher- chais du bois mort dans la brousse, j’ai été surprise par le berger Abou Sow.
Sans faire de bruit, il a surgi derrière moi et a fermé mes yeux avec ses deux mains. Je pensais que c’était mon fils aîné qui voulait me taquiner. Avant que je ne réalise, il a sorti son coupe-coupe et l’a serré contre ma gorge. Je me débattais de toutes mes forces, mais il est parvenu à me mettre à terre. Je ne portais pas de petite culotte, ce qui lui a facilité la tâche. Je criais fort pour appeler au secours (...).
Après avoir satisfait sa libido, il a pris la fuite, m’abandonnant sur place.» 
Par la suite, la gendarmerie de Kébémer entre dans la danse et arrête le présumé violeur. Arrêté suite à une plainte déposée par l’époux de la femme violée, le jeune berger a été entendu à deux reprises par les éléments de la gendarmerie de Kébémer. Dans un premier temps, il a déclaré que le jour des faits, il était effectivement dans la brousse où il a trouvé la dame B. Kâ.
Mais c’est cette dernière qui a fait les premiers pas, en le hélant à trois reprises avant de lui demander de l’aider à porter sa charge. Ainsi, dès qu’il a fait quelques pas, elle a étalé à même le sol son pagne avant de le supplier de coucher avec elle. Il a accepté, mais après avoir donné deux coups de rein à la femme mariée, il s’est relevé, car il s’est rendu compte que celle-ci avait l’âge de sa mère.
Seulement, avant que les gendarmes enquêteurs ne bouclent le dossier, le mis en cause leur a servi une deuxième déclaration : «Je sortais avec cette femme. Nous avons couché à trois reprises. Lors de notre deuxième rapport sexuel, je lui avais donné 5 000 fcfa et j’avais pris l’engagement de lui donner 5000 f à la prochaine rencontre. Je n’ai pas honoré mon engagement, faute de moyens. c’est pourquoi elle a voulu se venger contre moi en m’accusant de viol...», s’est-il défendu. Déféré au parquet de Louga, il a encore varié face au représentant du ministère public : «J’ai couché avec elle sur sa demande. Elle m’avait supplié, soutenant que son mari ne peut pas la satisfaire», avoue-t-il.
Attrait avant-hier mercredi devant la barre, le jeune Abou Bâ, confronté à la partie civile, qui est restée toujours constante dans ses déclarations, a tenu un autre discours : «Je n’ai jamais couché avec cette femme. elle a l’âge de ma mère. Elle m’avait demandé 10 000 fcfa et par gentillesse, je lui ai donné 5 000 f. Subitement, elle a commencé à crier en m’accusant de viol.
C’est une cabale montée contre moi car le village de Diakhaté n’aime pas les bergers transhumants...»
Finalement, pour se faire une religion sur cette affaire, le tribunal a sorti les scellés, le pagne et le tee-shirt que portait la femme au moment des faits. Des cram-crams étaient visibles sur le tee-shirt. ce qui a poussé l’avocat de la partie civile, Me Camba Cissé, à affirmer que les faits de viol ne souffrent aucun doute. Il a réclamé le franc symbolique.dans son réquisitoire, le parquet, convaincu de la culpabilité du prévenu, a requis une peine de 2 ans ferme.
La défense assurée par Me El Hadji Basse a plaidé la relaxe pour absence de preuves.
L’affaire est mise en délibéré au 31 janvier prochain.
Samedi 20 Janvier 2018
Dakaractu




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