Insuffisance rénale : plus de 500 malades enregistrés en 2023 à Ziguinchor


L'insuffisance rénale, une problématique de santé publique bien réelle à Ziguinchor. Cette maladie commence à prendre de l'ampleur dans le sud du pays. La plupart des malades reçus sont découverts à un stade tardif et constituent une équation dans la prise en charge.

En 2023, 360 cas d'insuffisance rénale ont été reçus au centre hospitalier régional de Ziguinchor et à l'hôpital de la paix environ 200 malades ont été enregistrés au cours de la même année. Des malades qui viennent de partout, y compris la sous région.
 
"On reçoit des malades venant de la Guinée-Bissau où il n'y a pas de néphrologue et à ceux-là s'ajoutent ceux d'ici. À notre niveau, nous avons une capacité d'accueil de 32 et le reste est sur liste d'attente. Malheureusement ceux qui sont en attente peuvent perdre la vie avant la disponibilité de place pour l'hémodialyse, ce qui revient à dire que c'est pas suffisant'', nous confie le Pr Yaya Kane, chef de service de néphrologie à l'hôpital de la paix de Ziguinchor.
 
À l'occasion de la journée mondiale du rein célébrée ce 14 mars, et dont le but est de sensibiliser sur la maladie dont l'incidence ne cesse d'augmenter, le thème retenu est ''la santé rénale pour tous, promouvoir un accès équitable aux soins et une utilisation optimale des médicaments''.
 
À rappeler que le rôle des reins et d'éliminer les déchets toxiques au niveau de l'organisme d'où l'intérêt d'accentuer la prévention qui est d'ailleurs le meilleur traitement.
 
Pour améliorer la prise en charge, nous formons des étudiants de l'Université Assane Seck, nous avons un néphrologue à l'hôpital régional et un autre service ici à l'hôpital de la paix. Avec aussi l'ouverture des centres de Kolda et de Sédhiou, nous notons des améliorations, mais il reste à faire. Il faut des machines d'hémodialyse en quantité suffisante pour pouvoir satisfaire la demande, jusqu'à présent il y a des personnes en attente". À l'hôpital régional, il y a 32 qui sont hémodialysés chroniques, car c'est la capacité d'accueil, il y a une cinquantaine de malades qui sont en attente d'une place. Il faut améliorer l'accessibilité aux soins. On va bientôt démarrer la transplantation rénale qui est aujourd'hui une alternative pour l'hémodialyse car étant moins cher'', ajoute le Pr Yaya Kane par ailleurs enseignant chercheur à l'université Assane Seck de Ziguinchor.
 
 
Lutter contre l'obésité, la pratique de l'exercice physique, éviter la consommation excessive du sel, contrôler sa glycémie, contrôler sa tension, inviter la phytothérapie, faire le dépistage de manière régulière, arrêter de fumer, voilà les autres règles de prévention indiquées par notre interlocuteur.
Jeudi 14 Mars 2024
Dakaractu




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