Le Camp pénal, version rue. Une rancune sortie tout droit des couloirs de la prison de Liberté 6 a explosé en pleine rue, six mois après une brève peine de détention. À Dakar, la ressortissante sierra-léonaise Precious Amakas James, ex-prostituée condamnée en 2023 pour défaut de carnet sanitaire, a violemment agressé une garde pénitentiaire qu’elle accuse de l’avoir humiliée durant son incarcération.
La scène s’est produite le 24 juin dernier au marché Dior, aux Parcelles Assainies. Et ce qui aurait pu n’être qu’une rencontre fortuite entre deux anciennes “connaissances” carcérales a viré à une agression brutale… à coups de balai.
Une rancune qui remonte à Liberté 6
Condamnée en novembre dernier à un mois de prison ferme, Precious avait purgé sa peine à la Maison d’arrêt pour femmes de Liberté 6. Elle y aurait, selon ses dires, subi un traitement humiliant de la part de plusieurs surveillantes, mais c’est le nom de Maimouna Lèye qui revient comme figure principale de cette frustration accumulée.
À peine libérée, Precious n’a visiblement jamais tourné la page. Et lorsqu’elle croise Maimouna, six mois plus tard, au marché Dior, ses émotions prennent le dessus. Elle s’arme d’un balai trouvé sur place et fond sur sa cible, la rouant de coups, tout en proférant des menaces de mort devant des témoins médusés.
« Ici, tu n’es plus au Camp pénal ! » aurait-elle hurlé, tout en poursuivant la surveillante à travers les étals.
À la barre : une version… toute en tendresse
Jugée hier devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, Precious a tenté de retourner la situation. Dans un revirement théâtral, elle affirme avoir simplement voulu saluer « chaleureusement » Maimouna, et avoir été repoussée sans raison.
Une défense qui peine à convaincre. Car lors de l’enquête préliminaire, l’accusée avait bel et bien reconnu avoir insulté la plaignante. Et pour le ministère public, les faits sont d’une gravité extrême. Le procureur n’a pas mâché ses mots : cette vengeance personnelle n’a aucune justification, surtout dans un lieu public.
Il a requis trois mois de prison ferme, soulignant le caractère délibéré de l’agression. L’avocat de la défense, Me Senghor, a plaidé la relaxe au bénéfice du doute, évoquant notamment l’état de santé critique du bébé de six mois de sa cliente.
Verdict attendu le 10 août
La décision du tribunal est attendue le 10 août prochain. D’ici là, Precious Amakas James, déjà connue de la justice, reste en détention provisoire.
La scène s’est produite le 24 juin dernier au marché Dior, aux Parcelles Assainies. Et ce qui aurait pu n’être qu’une rencontre fortuite entre deux anciennes “connaissances” carcérales a viré à une agression brutale… à coups de balai.
Une rancune qui remonte à Liberté 6
Condamnée en novembre dernier à un mois de prison ferme, Precious avait purgé sa peine à la Maison d’arrêt pour femmes de Liberté 6. Elle y aurait, selon ses dires, subi un traitement humiliant de la part de plusieurs surveillantes, mais c’est le nom de Maimouna Lèye qui revient comme figure principale de cette frustration accumulée.
À peine libérée, Precious n’a visiblement jamais tourné la page. Et lorsqu’elle croise Maimouna, six mois plus tard, au marché Dior, ses émotions prennent le dessus. Elle s’arme d’un balai trouvé sur place et fond sur sa cible, la rouant de coups, tout en proférant des menaces de mort devant des témoins médusés.
« Ici, tu n’es plus au Camp pénal ! » aurait-elle hurlé, tout en poursuivant la surveillante à travers les étals.
À la barre : une version… toute en tendresse
Jugée hier devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, Precious a tenté de retourner la situation. Dans un revirement théâtral, elle affirme avoir simplement voulu saluer « chaleureusement » Maimouna, et avoir été repoussée sans raison.
Une défense qui peine à convaincre. Car lors de l’enquête préliminaire, l’accusée avait bel et bien reconnu avoir insulté la plaignante. Et pour le ministère public, les faits sont d’une gravité extrême. Le procureur n’a pas mâché ses mots : cette vengeance personnelle n’a aucune justification, surtout dans un lieu public.
Il a requis trois mois de prison ferme, soulignant le caractère délibéré de l’agression. L’avocat de la défense, Me Senghor, a plaidé la relaxe au bénéfice du doute, évoquant notamment l’état de santé critique du bébé de six mois de sa cliente.
Verdict attendu le 10 août
La décision du tribunal est attendue le 10 août prochain. D’ici là, Precious Amakas James, déjà connue de la justice, reste en détention provisoire.
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