Histoire générale du Sénégal : « On ne peut reprocher quoi que ce soit au Pr Iba Der Thiam » (Eloi Coly, conservateur de la maison des esclaves de Gorée)


Témoins des attaques tout azimuts contre le professeur Iba Der Thiam qui dirige le comité de rédaction de l’histoire du Sénégal des origines à nos jours, le gestionnaire de la maison des esclaves ne s’est pas gêné de livrer sa perception sur la polémique engendrée par la publication des premiers tomes du projet de clarification et de réécriture du passé du Sénégal.
Figurez-vous que les aspects parfois  anecdotiques ont eu à prendre le pas sur les aspects scientifiques. L’historien ce sont les faits, nous avons hérité d’une tradition orale et elle doit être vérifiée, c’est le rôle, évidemment, des historiens et c’est ce travail qu’ils sont en train de faire. Par moment, sans doute, il y aura des erreurs, mais ces erreurs pourront être rectifiées, à chaque fois, c’est dans le cours normal de la réécriture d’une histoire comme celle du Sénégal depuis l’origine à nos jours, martèle Eloi Coly. Selon le conservateur, aucun manquement n’est à relever dans la constitution du comité scientifique chargé de reconstituer le passé du Sénégal à nos jours.
« Tout le monde a été appelé, ceux qui contestent, aujourd’hui, peut-être qu’il y a parmi eux qui n’ont pas cru devoir répondre à l’invitation qui avait été lancée à tout le monde parce que les traditionalistes n’ont pas été laissés en rade. Je pense que tous ceux qui étaient en possession ou sont détenteurs d’une connaissance quelconque, par rapport à l’histoire du Sénégal, avaient été appelés à participer à ces travaux », a-t-il soutenu, non sans valider le projet conduit par le professeur Iba Der Thiam. « Maintenant, ces travaux se sont déroulés de façon scientifique, il y a une méthodologie et on ne saurait sortir de cette méthodologie scientifique. Ce travail a été dirigé de main de maître par le Pr Iba Der Thiam, on ne peut lui reprocher quoi que ce soit, car je pense qu’il a fait, suffisamment, ses preuves pour qu’on puisse reconnaître le travail qu’il a fait. Maintenant il y en a, sans doute, qui ne se retrouveront pas, fatalement, dans ce qui a été présenté, mais il nous appartiendra chacun à son niveau, de nous approprier cette histoire-là et de considérer que c’est certainement, la meilleure manière de nous situer, parce qu’un peuple qui n’a pas d’histoire est un peuple mort », a-t-il conclu
Vendredi 20 Septembre 2019
Dakaractu



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