Focus sur la presse sénégalaise : Le cri du cœur des journalistes face aux « singes de cour » qui ternissent toute une corporation

Ce n’est plus un sujet tabou dans le monde du journalisme. Un fait que déplorent tous les professionnels du service public de l’information. Ces pratiques intempestives exercées par des brebis galeuses qui ternissent l’image du journaliste et posent à la limite la question de la crédibilité de ses voies autorisées à recueillir et relayer des informations.

En effet, communément appelé la "racaille de la presse" ou les "points com", ces personnes ont comme astuces de cibler les rencontres qui se font dans les grands hôtels de la place ou dans d’autres endroits en dehors des services de l’État à la recherche du fameux perdium qui ne symbolise qu’un remboursement du transport effectué par une équipe rédactionnelle. La première chose qu’ils font est d’inscrire leur nom sur la liste d’émargement, à défaut ils en créent une d’office. Et pendant que les vrais journalistes et cadreurs procèdent à des interviews (et ça se comprend comme ils ne sont pas venus couvrir l’évènement et que leur élément ne sera publié dans aucun support médiatique), ces adeptes de l’argent facile en profitent pour approcher l’organisateur afin de lui soutirer de l'argent. Une situation qui interpelle tous les acteurs, mais au premier plan l’État qui a intérêt à assainir cette corporation, mais aussi les journalistes eux-mêmes dont la crédibilité est ainsi en jeu. Entre établir un comité de vigilance qui se chargerait de répertorier tous ces "caïmans" ou encore presser le pas en procédant à la mise en vigueur du nouveau code de presse, les pistes de solutions ne manquent pas…


Lundi 4 Juin 2018
Dakaractu




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