Finance Islamique : « C'est un moyen de lutte contre la pauvreté » (Chérif Mohamed Aly Aïdara, Président de l’Institut Mozdahir International)


La finance islamique est devenue de nos jours une préoccupation centrale dans le tissu économique des Etats musulmans. Ce mécanisme qui date du temps du prophète (Psl) et de ses compagnons vise en premier à soutenir les plus démunis tout en promouvant un Islam de paix, de tolérance d’Amour et de Partage.

À ce titre, il constitue un moyen de lutte contre la pauvreté en levant les barrières majeures liées à l’accès aux services financiers (l’épargne, le crédit, l’assurance, etc). C’est du moins l’assertion de Chérif Mohamed Aly Aïdara, président fondateur de l'Institut Mozdahir International. À en croire cet auteur du livre intitulé Principes de la finance islamique, la banque islamique est particulièrement adaptée aux besoins des plus pauvres, car elle n’est pas exigeante en terme de garantie.

Dans cet ouvrage, ce conférencier international d’indiquer que la micro finance islamique écarte la notion d’intérêt fixe et prédéterminé, ce qui rend ses produits très diversifiés et mieux adaptés aux besoins de la population. Du coup, le natif de Darou Hidjiratou d’affirmer que « ce mode de financement participe au développement en apportant des solutions viables et durables à travers des méthodes de sortie de la pauvreté. »

« La micro finance islamique et la finance islamique en général sont les meilleurs instruments, non seulement de réduction mais d’éradication de la pauvreté », a estimé ce théologien islamique et de connaissances ésotériques. La micro finance islamique possède selon lui des instruments qui sont spécialement dédiés à la lutte contre la pauvreté. Ce sont des produits comme la Zakat (l’aumône obligatoire), la Sadaqa (l’aumône volontaire), les Awqaf (dotations perpétuelles), le Qard (prêt sans contrepartie financière).

Une panoplie d’acteurs économiques est directement concernée par la micro finance islamique : les ménages de faibles revenus, des petits artisans, des agriculteurs et des commerçants. « Les pauvres peuvent bénéficier d’un appui financier pour la réalisation de leurs micros projets par des gens nantis grâce à l’investissement socialement responsable», a expliqué le président-fondateur de l'Institut Mozdahir International (IMI) et des radios Mozdahir FM et Zahra FM, respectivement implantées à Dakar et à Kolda. 
Toutefois, n’importe qui peut s’impliquer dans la micro finance islamique en tant qu’investisseur ou comme associé ou emprunteur.
Autant de raisons qui poussent le guide de la communauté Mozdahir et descendant de la dynastie des Idrissides (lignée qui remonte jusqu'à Hassane fils de l’imam Ali et de Fatima Zahra) à exhorter les populations à s’approprier ce modèle économique halal.

Face aux nombreux défis tels que la construction d’infrastructures publiques et la lutte contre les inégalités sociales, Chérif Mohamed Aly Aïdara atteste que la micro finance islamique a sa place dans le tissu économique du Sénégal.
Mardi 14 Janvier 2020
Dakaractu




Dans la même rubrique :