Evaluation / Covid-19 : « Une enquête de séroprévalence à l'horizon (...) pour évaluer les différentes stratégies en vue d'éventuelles pré-adaptations » (Dr Marie Khémesse Ngom)


Le Sénégal va dans les prochains jours lancer une enquête de séroprévalence dans une perspective de jauger le niveau d'atteinte nette de la maladie à coronavirus dans la population, pour notamment évaluer les différentes stratégies afin de se parer d'éventuelles pré-adaptations, a indiqué ce 05 septembre la directrice de la santé, le Dr Marie Khémesse Ngom.

« La recherche n'a pas été en reste dans la riposte car des essais cliniques sont attendus à l'horizon. Des études préliminaires expérimentales sont en cours sous l'oeil vigilant du comité national de recherche et d'étude en santé », a dit le Dr Ngom.

Selon elle, le grand défi est et reste, aujourd'hui, la détection rapide et le suivi adéquat des cas graves.

L'autorité qui prenait part à l'évaluation des 5 mois de lutte contre la Covid-19 est longuement revenue sur les différentes stratégies mises en place dans le dispositif de riposte contre la pandémie et a informé de l’impact de cette approche qui sera maintenue et renforcée.

Le Dr Ngom s’est appesantie sur l'importance et l'apport de ces différentes stratégies déroulées depuis le début de la riposte, notamment celle hospitalière dans les centres de traitement des 14 régions, celle extra-hospitalière pour les cas asymptomatiques et la stratégie de prise en charge à domicile pour les cas simples.

« La prévention et le controle de l'infection ont été assurés à tous les niveaux dans la protection du personnel, mais également dans la gestion des déchets biomédicaux », a-t-elle souligné. C'est dans le souci de recherche de la qualité, la prévention et le controle de l'infection, a-t-elle encore soutenu.

Selon elle toujours, la décentralisation des laboratoires, maillon indispensable dans la lutte, a permis de faire des tests au niveau des régions de Kédougou, Tamba,  Matam, Kaolack, Thiès et Ziguinchor. En ce qui concerne les tests de diagnostic rapide, ils sont en phase pilote dans les sites sentinelles de Dalaba à Kédougou, Tamba, Saint-Joseph à Ziguinchor, au centre abattoirs de Kaolack, à Bokidiawé dans la région de Matam, à Médina Fall à Thiès, à Rosso et à Richard-Toll dans la région de Saint-Louis. 

Cette approche a été facilitée, confie le Dr Ngom, par la mise en place d'une commission technique de biologie médicale qui a donné les avis d'expert.

La cellule d'alerte mise en place qui a positivement participé à la lutte, a également permis la détection physique des cas, mais notamment de suivre de près les contacts par l'orientation et la régulation du Samu national, une prise en charge adéquate des cas, a indiqué le Dr Ngom dans les locaux du ministère de la santé et de l'action sociale,  magnifiant ainsi l'apport de la structure d'alerte dans le dispositif.

Depuis l'ouverture des frontières, certains pays dont le Sénégal exigent la présentation d'un certificat Test négatif. C’est d'ailleurs la raison pour laquelle, en plus des laboratoires de l'institut Pasteur et l'Iressef, ceux de Dantec, de l'hopital militaire de Ouakam, du laboratoire de santé publique de Thiès sont enrôlés dans le dispositif pour accompagner les voyageurs sortants, a soutenu la directrice de la santé, le Dr Marie Khémesse Ngom.

Selon cette dernière, la communication sur le risque et l'engagement communautaire avec un socle d'argumentaires religieux, culturel et social, une synergie d'action avec les socio-antropologues, les acteurs communautaires, les praticiens de la médecine traditionnelle, les communicants et les communicateurs traditionnels ont agi considérablement sur le déni et la stigmatisation...
Samedi 5 Septembre 2020
Dakaractu




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