Éric Richard Ella Bekale (Président de la fédération africaine de boxe arabe) : « Nous allons impacter l’Afrique à travers la boxe »


Éric Richard Ella Bekale, le président de la Fédération africaine de Boxe arabe (FABA) et vice-président de la fédération internationale de la boxe arabe (FIBA) s’est entretenu avec une partie de la presse sportive sénégalaise. Un face-à-face virtuel qui tournait essentiellement autour de cette discipline encore inconnue du grand public, mais surtout sur les enjeux et autres perspectives qui découlent du prochain Grand Prix de Moscou (Du 21 avril au 1er mai en Russie.) Un événement sportif d’une dimension planétaire qui mobilise pas moins de 160 pays, une quarantaine de ministres des sports, des parlementaires et hommes d’affaires, près de 400 boxeurs et 800 journalistes. Toutes choses qui font dire au président de la FABA que : « Nous allons impacter l’Afrique à travers la boxe arabe. » Il s’agit là, d’après les promoteurs de la boxe arabe, de vulgariser un peu plus ce sport en plus d’offrir au contient noir divers avantages sur le plan économique, politique et sportif…

Créée au début des années 1972, c’est véritablement en 1980 que le président fondateur de la boxe arabe, Sediri Hedi a commencé a posé les premier jalons de la discipline. En effet, fort de son statut d’ancien champion du monde, Sediri mettra d’abord sur pied l’association de la boxe arabe en France. Puis, naîtra l’union française de la boxe arabe qui aboutit finalement à la fédération internationale de la boxe arabe (FIBA) en 1990.

Différente de la boxe Anglaise et de celle française, la boxe arabe fait partie du groupe dit « Pieds-poings », avec notamment la possibilité de faire des projections au sol et de donner des coups de genou. Un long processus de création et une particularité qui font dire à Éric Richard Ella Bekale : « Je ne pense pas que le fait d’avoir donné le nom de boxe arabe à ce sport n’est pas forcément un facteur de non expansion de ce sport. Les sports de combat ont différents noms, vous avez le karaté qui a été initié par les Japonais ce qui n’empêche pas qu'il était un sport qui a eu son temps... Vous avez la boxe Thaïlandaise qui a des origines Thaïlandaises. Un sport de combat exprime ses origines, ce n’est pas un frein à son expansion. Après ce sont les managers qui mettent les moyens en place pour le rendre populaire et avoir un maximum de licenciés.» 

À ce jour, la FABA compte 51 pays affiliés sur 54. Une véritable prouesse réussie si l’on sait que, généralement la boxe africaine en est encore à ses balbutiements malgré les efforts consentis. « Aujourd’hui nous sommes la deuxième fédération africaine à atteindre un quota de plus de 50 pays affiliés. Nous avons même fait mieux que les autres parce que des pays comme Trinidad et Tobago, la Guyane et la Jamaïque nous ont contactés et se sont joints à l’Afrique sportivement. C’est vous dire que le travail qui a été fait par la fédération africaine est un travail très professionnel », s’est réjoui Éric Richard Ella Bekale interpellé en ligne par Dakaractu.

Optimiste pour ce qui est du futur de la boxe arabe, le président de la FABA ajoute : « Je suis un panafricain dans le bon sens. C’est-à-dire que l’intérêt de l’Afrique passe au-dessus de tout. Je crois en l’Afrique, en ses possibilités, son potentiel et son expertise. À travers la boxe arabe, nous allons impacter l’avenir de l’Afrique. Nous allons pouvoir amener d’autres partenaires à s'intéresser à l'Afrique», conclura-t-il.
Mardi 23 Mars 2021
Dakaractu




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