Drame à Médina Gounass : Un apprenti-chauffeur tué pour 300 francs


Drame à Médina Gounass : Un apprenti-chauffeur tué pour 300 francs
Agé de 20 ans Modou Kane, apprenti-chauffeur de car rapide a été tué dans la nuit du lundi au mardi aux environs de 23 heures. Les faits se sont déroulés à Médina Gounass, plus précisément au quartier Ndouck Faye où le jeune Kane vivait avec sa tante. Il a été sauvagement agressé par Samba Nop et Habib Ndao qui lui réclamaient la somme de 300 francs Cfa. D’ailleurs, les présumés meurtriers de Modou Kane ont été arrêtés, hier, dans la mi-journée avec l’arme du crime par-devers eux, par les éléments du commissariat central de Police de Guédiawaye.

Modou Kane, après avoir remis la recette journalière à son patron, sera interpellé par ses bourreaux au moment où il rentrait chez lui. Il recevra de ces derniers deux coups de couteau à la paroi gauche, du côté du cœur. La victime s’est affalée par terre dans une ruelle étroite et sombre de la localité, et s’était déjà vidé de son sang. Les populations, inquiètes, vont vite alerter la Police et les sapeurs-pompiers.
Après le constat de la Police, le corps sans vie de Modou Kane sera évacué à l’hôpital vers 00 heure, sous des pleurs qui fusaient de partout.

Abattue, la mine froissée et plongée dans un silence total, Fatou Samb tante du jeune Modou Kane, rencontrée hier, reviens sur les faits. «J’étais au lit au moment où un jeune est venu me dire : «Modou vient d’être poignardé. Si vous ne faites pas vite, il risque de mourir.» Par la suite, son oncle et moi sommes rapidement allés vers l’endroit où il était allongé et où il gisait inerte», lance la dame. Notre interlocutrice de revenir sur l’insécurité qui prévaut dans la banlieue : «Nos fils sont en train de mourir. Il n’y a pas de sécurité, les quartiers sont sombres et les malfaiteurs gagnent du terrain. Les habitants sont agressés le jour même et la Police se fait désirer. Dans cette localité il y avait des rondes mais depuis quelque temps, il n’y en a pas et nous vivons dans l’insécurité totale. Nous appelons en aide les autorités compétentes.»

Dame Fall, responsable des jeunes de Gounass soutient pour sa part, que leur localité est infestée de bandes d’agresseurs. «Nous avons rencontré toutes les autorités de ce département pour leur faire part des agressions et meurtres qui ont cours dans cette localité. Nous demandons que Gounass soit assainie parce que la situation s’empire de jour en jour. Et le malheur en est que lorsque des jeunes sont arrêtés pour des délits, deux jours après ils recouvrent la liberté», fait savoir M. Fall. «Les trafiquants sont nombreux dans cette localité et la drogue se vend comme des petits pains», renseigne-t-il encore.

Les populations invitent la Police à veiller constamment sur leur sécurité, en faisant des rondes dans les quartiers. Il y a quelques semaines, un cas similaire a été noté dans cette même localité où un jeune homme a été poignardé mortellement après une séance de mbapatt (séance de lutte traditionnelle).

Célibataire sans enfants, Moudou Kane a été enterré hier dans son village, Fass Barigo, qui se situe dans la région de Fatick.

( LE QUOTIDIEN )
Mercredi 26 Octobre 2011




Dans la même rubrique :