Dominique Strauss-Kahn et ses "nouveaux services" au Niger : Pourquoi autant de présence du Dsk en Afrique malgré les révélations fracassantes des "Pandora Papers"?


La société Parnasse International, créée par l'ex-ministre socialiste français en mai 2013, avait attiré l'attention du Consortium  international des journalistes d'investigation (ICIJ). Des investigations faisant état d'une longue liste de personnes impliquées dans les Pandora Papers. Parmi elles, une personnalité française : Dominique Strauss-Kahn. En effet, l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI), est épinglé pour avoir domicilié ses entreprises via lesquelles il se fait rémunérer pour ses activités de conférencier et de consultant dans des paradis fiscaux. 

Cette entreprise, établie dans une zone franche du Maroc, la Casablanca Finance City (CFC), aurait permis, selon les "Pandora Papers", à l'ancien ministre de l'économie, des finances et de l'Industrie dans le gouvernement de Lionel Jospin, de bénéficier d'une exonération totale d'impôt sur les sociétés pendant cinq ans puis d'un plafonnement à 8,75% par la suite. D'ailleurs, à travers un tweet suite aux révélations de Cash Investigation, l'ex-député avait trouvé un cadre de droit de réponse "Quand la méchanceté devient mensonge. Vos équipes de professionnels auraient pu vérifier que je suis résident fiscal marocain depuis 2013 et que j'y paye mes impôts à hauteur de 23,8 % de mes bénéfices, soit 812.000 euros pour les années 2018, 2019 et 2020" s'était-il dédouané.

Pour l'ancien patron du Fonds Monétaire International, les hommes d’État, d’affaires, communicants, ex-collaborateurs surtout Africains, ont toujours été dans son cercle d'affaires. En plus, ses activités et investissements sont toujours d'actualité.
Dans sa parution de ce mardi, Africa Intelligence informe que l'homme politique français était à la mi-octobre à Niamey. Dans quel but?
Le site continental visité par Dakaractu, rappelle que pour la deuxième fois depuis l'élection en février du président Nigérien Mohamed Bazoum à la tête du pays, l'ancien ministre des finances et ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn lui a rendu visite pour, naturellement, proposer ses services de conseil à l’administration du nouveau président nigérien. Engagé dans un programme d'augmentation des recettes publiques pour l'exercice budgétaire 2022, le gouvernement du Niger pourrait s'appuyer sur les conseils de DSK, même si aucun contrat entre les deux parties n'a encore été conclu. Voulant lui faciliter le travail, "Bazoum a néanmoins mis à disposition de DSK un véhicule officiel du protocole d'État, avec lequel il a multiplié les rendez-vous", nous informe le journal.

Même si sa présence dans des pays comme le Togo ou le Congo, notamment dans ses rapports avec les présidents Faure Essozimna Gnassingbé et Denis Sassou Nguesso, l'ancien boss du FMI au Niger, n'est pas en terre totalement inconnue. À Niamey, l'ex- ministre de l'économie de Lionel Jospin a pris ses quartiers au Noom Hôtel, l'un des rares cinq étoiles de la capitale. Depuis l'établissement situé sur l'avenue de l'uranium, il a reçu plusieurs représentants du "gotha local", parmi lesquels d'anciens camarades socialistes nigériens. Le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) dirigé par Mohamed Bazoum serait donc bien en phase avec les idéaux politiques du socialiste français. 

En dehors du contrat qui lie l'homme d'affaires français au Togo, celui qui serait en perspective avec le Niger ne fera t-il pas l'objet de questionnement motivés par les révélations des "Pandora Papers"?
Jeudi 21 Octobre 2021
Dakaractu




1.Posté par Ibrahim le 22/10/2021 05:13
Que voulez vous insinuer en faisant échos aux ''révélations'', de ce ''site continental'' qui se plait à balancer des choses sur des gouvernements africains qui refusent de lui signer des contrats ?

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