Lors de son face-à-face avec la presse à Thiès, le président de la coalition GOLERIA (Alternative citoyenne), candidat malheureux à la présidentielle de 2024, a dressé un tableau sombre relatif à la gestion du régime actuel.
Selon Papa Alioune Diallo, la situation est plus que préoccupante. "Je me tiens devant vous aujourd'hui, non pas avec l'indignation sincère que vous attendez, mais plutôt avec un brin de sarcasme face à la situation "si préoccupante" que traverse notre cher pays. Ah, le Sénégal! Ce pays qui, il y a un an de cela, a eu le privilège de recevoir un programme de ma part, un véritable chef-d'œuvre, que je suis venu vous présenter. Et aujourd'hui, jour pour jour, me revoilà, fidèle à mon attachement inébranlable à notre nation, à rappeler combien tout cela était noble. Permettez-moi aussi de m'exprimer, non seulement en tant que candidat à la dernière élection présidentielle, mais aussi en tant que cadre le plus ancien au PRODAC, témoin des coulisses de ce grand théâtre politique qui se poursuit avec le nouveau régime en place. Comment pourrais-je rester silencieux face à ces dérives? Vraiment "un rendez-vous masqué" et "un rendez-vous manqué". Ah, quel spectacle! Oui, ce régime est, sans équivoque, un rendezvous masqué et un rendez-vous manqué", a-t-il martelé.
Avant de poursuivre : "Les impôts[...] étouffent nos entreprises, certaines étant déjà contraintes de fermer leurs portes. L'économie est au point mort, et notre cher pays est aujourd'hui en proie à une crise". Parlant de l'article 80, le candidat malheureux à la dernière élection présidentielle d'indiquer : "Ce délit d'offense au chef de l'État est obsolète et doit être supprimé. Il ne peut plus avoir sa place dans un État qui se dit démocratique. Nous devons tous nous lever pour exiger la suppression de cet article, car il représente une atteinte grave à la liberté d'expression et à la démocratie dans notre cher pays".
Avant d'informer aussi d'être en "discussion avec d'autres candidats malheureux à la dernière présidentielle". "Et si un accord est trouvé, nous allons mettre en place une très grande coalition pour faire face à ce régime...", a-t-il prévenu.
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