Défis économiques à l'heure de la Covid-19 : "Le capital humain est le socle de la relance..." (Souleymane Astou Diagne, économiste)


La pandémie du coronavirus est aujourd'hui un fléau qui a touché tous les secteurs. Le monde est donc confronté à des difficultés qui font poser certaines questions, notamment cette relance ou même cette récession qui alimente le débat dans certains pays.

Actuellement, des chercheurs, des économistes et d'autres acteurs du secteur sont en train de voir les voies et propositions qui peuvent influer positivement sur ce qui cristallise présentement notre économie, surtout dans ce contexte de pandémie.

Récemment sorti, le deuxième livre du Dr Souleymane Astou Diagne traite essentiellement cette question des défis auxquels fait face notre pays dans un contexte de crise sanitaire inédite.

Interrogé sur l'essence même de son oeuvre, Souleymane Astou Diagne retrace les grands axes développés dans le livre qui est intitulé : "Les défis économiques post-covid". Il insistera entre autres questions, sur celle liée à l'autonomisation économique. 

Selon l'économiste, notre pays doit penser, dans ce contexte, "qu'il est important pour notre survie économique, de se baser sur nos ressources et richesses car, selon lui, cette pandémie doit nous faire penser à dépasser cette idée d'indépendance économique. Pour aboutir à cette phase importante, il faudra valoriser la politique industrielle qui doit notamment intégrer la technologie, la sociologie.

Toujours dans le cadre de la relance, le Dr Souleymane Astou Diagne juge nécessaire "la mise sur le secteur traditionnel national à l'image de l'agriculture ainsi qu'à l'organisation paysanne et de tous les acteurs autour de cette activité importante qu'est l'agriculture, pour pouvoir tendre vers une agriculture industrielle qui va dépasser celle paysanne.

Dans la deuxième partie de son livre, le Pr Souleymane Astou Diagne développera la question de "la transformation économique à l'heure du déconfinement". C'est dans ce chapitre qu'il aura à développer les secteurs qui doivent être boostés tout en estimant que l'État doit également trouver des solutions notamment avec cet accaparement des entreprises étrangères de la plus grande partie du secteur privé national. 

Le point le plus important et sur lequel il a beaucoup insisté, est "la valorisation du capital humain". Pour parer à ces difficultés économiques dans une situation inédite, il faut adopter un type de comportement exemplaire. " Si nous ne pouvons pas créer des emplois, notre économie ne pourrait résister. Alors, il nous faut des hommes bien formés et bien outillés".
Vendredi 14 Août 2020
Dakaractu



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