Contribution :"Mon point de vue des violences faites au femmes" (Anne Françoise Diouf Ndene)


« Le Conseil des ministres a adopté le projet de loi modifiant la loi n° 65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal avec des chapitres visant à durcir la répression du viol et de la pédophilie et des sanctions pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité. »
 
Faisons juste un détour sur la Journée internationale de la jeune fille pour démontrer la complexité, et la gestion partielle de ce fléau.
 
Ne sommes nous tous pas coupable ?
 
Depuis 2012, nous célébrons la  Journée internationale de la jeune fille. 
 
Cette célébration, loin d'être une occasion consacrée pour la réjouissance, le confort d'image ou un formalisme simpliste poursuit des objectifs. 
En toile de fond, il s'agit de rendre à la jeune fille sa dignité de femme et d'être tout court. 
Mais depuis,  y-a-t-il eu un changement ou d'amélioration des conditions de vie des jeunes filles africaines ? Question légitime !
 
Il temps qu'on se dise certaines vérités. Ce combat qui est mené par une minorité de personnes tarde à produire des effets significatifs. Ainsi , l'idéal rêvé est-il hypothéqué et les frontières vers l'atteinte des objectifs fixés paraissent encore si lointaines. 
 
Il urge que chaque individu joue le rôle dans la sphère de responsabilité qui est la sienne. Il urge que chacun prenne ses responsabilités. 
Nous voyons des jeunes filles maltraitées, violées dans nos maisons et quartiers. Nous observons les torts et les supplices dont elles sont victimes. Et parfois ou souvent, nous pratiquons la loi de l'omerta. 
 
Nous nous confondons en silence laissant les auteurs de ces maltraitances aux formes multiples dans l'impunité. En silence et sans défense, ces filles violées ou maltraitées souffrent.  Et pendant ce temps, nous ne  faisons pas assez pour les soutenir. Aucun acte en leur faveur; c'est un crime dont le poids choque la conscience. 
 
Quand j'entends certaines personnes dire que , ce n'est pas leur problème,  qu'elles ne sont ni  juges, ni avocats, ni ONG , ni  associations pour s'investir dans la protection des filles, je prends la pause de la réflexion. 
 
Chaque individu doit faire quelque chose pour l'égalité des chances.  Imaginons un peu si chacun s'engageait depuis 2012,  on réduirait drastiquement le taux de violences exercées sur les femmes.
 
Les mêmes causes ne produiraient plus les mêmes conséquences. Alors, soyons tous pragmatiques et réalistes.
 
La fille est la femme de demain; et la femme est la pierre angulaire dans la construction d'une société de paix, d'une société prospère et tournée vers le progrès. En lieu et place d'une fête et des folklores, posons les bases d'une réflexion profonde sur le statut de la jeune fille africaine. 
 
C'est plus utile.
 
 
Anna Françoise Diouf Ndéne 
Convergence des Cadres Républicains 
Mbour
Mardi 10 Décembre 2019
Dakaractu



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