Clôture de la session budgétaire 2021 / 5198 milliards de francs Cfa pour une première, la priorité à la jeunesse, un désendettement progressif : Les d'éclairages du MFB…


Après avoir remercié les parlementaires et s'être réjoui de la tournure de la session budgétaire, le ministre des finances et du budget en clôturant la session budgétaire 2021-2022 , s'est dit convaincu des bonnes intentions de l'opposition comme du pouvoir au-delà des querelles sur la pertinence et le degré de priorisation des projets publics, à travers un débat parfois vif mené avec le gouvernement. 

Selon le ministre Abdoulaye Daouda Diallo, le projet de loi de finances 2022 s’inscrit dans la cohérence du Plan Sénégal Émergent. Un plan ajusté et accéléré qui s'est heurté à la pandémie de la Covid-19. "C'est un fait qui nous a poussé à redéfinir et redimensionner nos politiques et nos priorités", soulignera le ministre.

Aussi, le budget 2022 accorde-t-il une place à la jeunesse, puisque ce sont les jeunes qui ont payé, selon Abdoulaye Daouda Diallo, le plus lourd tribut dans cette crise, non pas d’un point de vue sanitaire mais plutôt en terme d’emplois détruits, d’horizons bouchés et de perspectives compromises.

Heureusement que lorsque survint le choc, le Sénégal avait fini le travail entamé en 2012, de redressement de ses finances publiques et d’assainissement de son cadre macroéconomique. Car les pays qui ont le mieux résisté à l’onde de choc du coronavirus sont ceux qui disposaient de finances saines ainsi que de la confiance des marchés.

Le ministre des finances et du budget a rappelé que le Sénégal maintient une politique d’endettement prudente.
Revenant sur la dette publique, le ministre des finances et du budget de préciser :

"Sur ce plan, je voudrais tout simplement rappeler qu’il n’existe aucun pays au monde, je dis bien aucun, ni parmi les pays riches ni parmi les pays en développement, qui arrive à financer 100% de son budget uniquement avec ses ressources propres.Tous les pays du monde font recours à l’endettement, une réalité aussi vieille que l’apparition de l’État. Or en matière de gestion de sa dette publique, soyez rassurés de savoir, Monsieur le Président, Honorables Députés, que le Sénégal reste classé dans la catégorie des “pays à risque de surendettement modéré”.

Ces mots ont un sens profond, quand on sait que l’écrasante majorité  des pays de l’Afrique subsaharienne au nombre de 48 est classée “pays à risque de surendettement élevé ou en détresse”. C’est pourquoi nous maintiendrons, comme boussole de notre politique d’endettement, l’adage qui dit« prudence est mère de sûreté », a signifié ADD.

 Pour preuve, Abdoulaye Daouda Diallo informe les parlementaires que le Sénégal est en train de se désendetter car, si l’on considère le stock de la dette de l’État central rapporté au PIB, "il est projeté à 66,7% en 2021 contre 64,6% prévus en 2022, soit une baisse de 2,1 points de pourcentage. En fin 2023, avec les revenus du pétrole et du gaz, la tendance baissière devrait se poursuivre pour se stabiliser à un taux de 56 voire 55% du PIB", clarifie t-il.

Dans ce budget, deux départements seulement connaîtront une baisse, et l’on peut dire que celle-ci est plutôt factice, selon le ministre.

D’abord, le Ministère des Forces armées, qui verra ses crédits reculer très légèrement, de -0,1%. Mais en vérité, avec le financement des Opérations Extérieures (OPEX) de 30 milliards FCFA et celui d’opérations classées « secret défense », les ressources de ce ministère augmenteront en réalité de plus de 29,7 milliards FCFA, traduisant la poursuite de l’effort d’équipement et de mise à niveau opérationnelle de nos Forces de défense et de sécurité ;
 
Ensuite, le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, dont la baisse du budget de 11,3% n’en est pas une, en réalité. En effet, si les crédits budgétaires reculent en valeur absolue de 3,604 milliards de FCFA, dans le même temps plus de 5 milliards de FCFA seront accordés au FONSIS et au FONGIP, qui sont sous la tutelle de ce ministère, par le biais d’opérations de financement. 

En d'autres termes, c’est juste une question de traitement comptable mais, dans les faits, les moyens alloués au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération vont augmenter de plus de 1,4 milliard de FCFA.
Mardi 14 Décembre 2021
Dakaractu




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