Cas Diary Sow : Il urge de mettre sur pied des classes préparatoires d’excellences au Sénégal.


Tout d’abord, toute mes pensées vont vers la famille de Diary SOW, Prions pour une bonne issue de la situation, qu’elle reviennent saine et sauve.

 

Ensuite, permettez-moi d’analyser objectivement le modèle d’honorer nos très jeunes et meilleurs bacheliers qui consiste en simple à les parachuter forcément en France dans des conditions impréparées, inattendues et inappropriées.

 

Par ailleurs, un bilan général s impose : que sont devenus tous nos brillants boursiers. ont ils obtenus leurs diplômes, est ce que le Sénégal profite vraiment de leurs expertises. En somme quel est le retour sur investissement de cette stratégie (transferts de compétences et économiques).

 

Notons bien, Plus de 95% de nos bacheliers attributaires d une bourse d’excellences poursuivent les 2 premières années d études supérieures en classes préparatoires (MPSI, PCSI, PTSI...) dans des lycées en France. Et si on changeait de paradigme, que nos excellents bacheliers réalisent leurs études en classe préparatoire dans les meilleures conditions pédagogiques et sociales au Sénégal avant de rejoindre l’hexagone ou ailleurs avec plus de maturité. 

 

A mon avis c’est faisable, plus économique et plus efficace. En effet notre pays dispose les enseignants et universitaires de classes exceptionnelles pour assurer ces types formations théoriques et pratiques .

En sus, je suis convaincu que le bassin universitaire de Saint louis à Dakar est apte à accueillir les meilleures classes préparatoires d Afrique à l image de l AIMS (African Institute for Mathematical Siences) déjà installé au Sénégal. 

En outre ,  une bonne dose de volonté politique et accompagnée par une  stratégie de partenariat pragmatique avec les grandes écoles ingénieurs d’Afrique Europe Asie Amérique sont les clés de réussite de ce nouveau modèle post bac excellence made in Senegal. 

 

En classes préparatoires au Sénégal , nos jeunes bacheliers recevront en plus une formation sociale d’intégration au monde occidental et seront préparés en substance à jouer pleinement leurs rôles d ambassadeurs pour l Afrique et le Sénégal en particulier. 

 

Économie de bourses à réinvestir pour  l’excellence globale au Sénégal

 

Notons que le montant minimum de la bourse d’excellence est de 430 000 FCFA mensuel et par étudiant. Chaque année académique, le Sénégal octroie pas moins 60 bourses excellences. Pour une promotion de deux années en classes préparatoires une somme de 619 millions est investit en France. 

Pourquoi pas réinvestir cette somme en classes préparatoires made in Sénégal. 

L’objectif est d’assurer pour ces 60 étudiants les meilleures conditions pédagogiques et matérielles tout en s’appuyant sur les infrastructures universitaires existantes.

Ne lésinons pas sur les moyens pour les préparer à affronter l’autre monde qui les attend de pied ferme et sans état d âme.

 

LY Moustapha

Ingénieur Génie civil 

Lundi 11 Janvier 2021
Dakaractu



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