Babou Dramé coordonnateur d’appui au développement agricole et à l’entrepreneuriat rural (PADAER II) à Kolda : « nous avons doté chaque bénéficiaire d’une carte à code QR qui permet de suivre de manière…sachant que dans le passé il y a..."


Le coordonnateur du PADAER II en visite à Kolda pour rencontrer les producteurs et les structures d’appui, Babou Dramé, revient ici sur le bilan de la campagne précédente et les préparatifs de la campagne actuelle. Ainsi, il a abordé les innovations, les préparatifs et élucidé certaines situations pour l’amélioration de la mise en œuvre de cette campagne agricole (2020/21).  
« Nous sommes satisfaits des discussions que nous avons eues avec les producteurs. Ainsi, nous avons fait le bilan, avec ces derniers, de la campagne passée. Mais également, nous avons exprimé toute notre satisfaction des échanges avec les producteurs dans le cadre de la mise en œuvre de la première campagne agricole du PADAER II. À ce titre, les producteurs ont été unanimes à reconnaitre la qualité des intrants qu’ils ont reçus et reconnu que ces intrants leur ont permis d’avoir de bons rendements. D’ailleurs, certains continuent à vivre des récoltes de l’année passée. C’est le cas à Mbourouco, à Médina Yoro Foula et à Kolda en ce qui concerne le riz. »

Selon le coordonnateur du PADAER II toujours, « nous avons aussi discuté des enjeux de la présente campagne agricole en mettant l’accent sur la distribution des semences disponibles afin de couvrir proportionnellement au stock disponible, les besoins des producteurs. Cette année à Kolda, nous allons emblaver 800 ha de riz qui vont essayer de satisfaire les besoins de la région en production rizicole pour participer à l’effort afin que Kolda puisse nourrir kolda... »
Revenant sur la campagne agricole, il précise : « suite au bilan de la campagne, nous avons eu à retenir un certain nombre de mesures d’amélioration qui nous permettrons de parfaire les modalités de mise en œuvre de la campagne agricole présente. Nous avons comme à l’accoutumée insisté sur la participation des structures d’appui ANCAR, BAMTAARE et DRDR dans la distribution des semences jusqu’au niveau des bénéficiaires. Et cette fois-ci, nous avons tenu à ce que les agents de ces structures nommées puissent être signataires des fiches de mise à disposition auprès des bénéficiaires au niveau des ménages. »
 

Parlant de l'innovation, il souligne en ces termes « nous avons doté chaque bénéficiaire de cartes à code QR qui permettent de suivre de manière très avancée les schémas de distribution des intrants. Et avec l’utilisation de la technologie on peut savoir quels sont les ayants-droits en mettant à leur disposition ces cartes-là, nous pouvons à chaque fois répertorier la mise en place des intrants dans notre système en les suivant dans notre base de données. Nous avons aussi en relation avec les producteurs pris des opérateurs chargés du suivi et de la saisie des données. Et ces derniers vont nous rendre compte à temps sur le déroulement de la campagne afin qu’il y’ait une documentation parfaite de la distribution des intrants pour que ceci ne puisse souffrir d’aucune équivoque. Sachant que dans le passé il y a eu déficit d’information au niveau des OP qui a suscité beaucoup de débats. Et c’est pourquoi, aujourd’hui il est important de sensibiliser l’ensemble des parties prenantes jusqu’aux membres les plus éloignés sur tout ce que l’OP est en train de mener. Et ceci permettra à chaque producteur membre d’une OP de pouvoir au besoin, rendre compte de l’état d’exécution du programme sans assistance. »
D’ailleurs, dans ce sens, il souligne que « ce n’est plus seul au président de l’OP de détenir les informations, mais à toute la base pour que la transparence et la rigueur soit de mise dans la distribution des intrants au niveau des organisations paysannes (OP). »
Dans la même lancée, il poursuit : « comme l’année dernière, nous allons collaborer avec CSE qui se chargera de la cartographie de l’ensemble des parcelles. Et on pourra en consultant google off répertorier une parcelle bien déterminée pour savoir quel type de spéculation y est emblavée pour procéder à la vérification. Nous avons mis en place tout un schéma de distribution des intrants dans la transparence pour cette campagne agricole. C’est une phase test qui sera mise à l’échelle. Et c’est une première ici au Sénégal que les producteurs soient dotés de cartes à code QR pour un bon suivi de la distribution des intrants dans le cadre du développement agricole et rural. »
Pour mieux accompagner les producteurs une formation en éducation financière a été faite aux formateurs. « L’éducation financière a une importance capitale dans la mise en œuvre des plans d’affaires et de développement. Il va falloir qu’il y’ait un certain nombre de pratiques et d’attitudes qui permettront aux producteurs d’épargner en vue de s’autofinancer pour les campagnes prochaines. Et pour y arriver, Il y a tout un processus pour viser un certain niveau de développement. Mais également initier un certain nombre de transformations à dérouler pour que l’ensemble des producteurs puissent quitter le niveau A avec une discipline financière requise pour pouvoir atteindre des revenus supérieurs… »
 
Il faut signaler qu’il a présidé la rencontre d’échanges et d’informations avec les producteurs avant de clôturer la cérémonie de formation des formateurs en éducation financière.





Jeudi 12 Août 2021
Dakaractu



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