Au Sénégal, on a une opposition atteinte de léproserie politique


Les juristes, particulièrement les praticiens du droit, font souvent référence à cette assertion : « donnez-moi les faits, je vous dis le droit. »

Quels sont les faits ?
Au mois de novembre 2006, monsieur Amadou Ba, inspecteur des impôts et domaines est nommé Directeur General des Impôts Domaines, par décret du président Abdoulaye Wade. Ce fut pour lui un honneur, mais particulièrement un sacerdoce et des défis à relever.

De façon efficace, il organise une gouvernance fiscale qui contribue à l’augmentation des recettes internes du budget. Il conçoit et met en œuvre une méthode de travail, qui permet de porter le prélèvement public aux environs de 20% du PIB.

Grâce à un effort à la dimension des convictions de l’homme, la collecte des recettes internes du budget a été qualitativement améliorée. Celles-ci connaitront une nette progression jusqu’en 2009, avant de se replier, en raison de l’environnement économique mondial et de considérations de politiques internes.

Au mois de mars 2012, monsieur Macky Sall est élu Président de la République du Sénégal. Il veut redresser le budget. Après avoir confié le ministère de l’Economie et des Finances à un banquier à la compétence internationale reconnue, les résultats n’ont pas été au rendez- vous. Certainement, au regard des performances de la Direction des Impôts et Domaines, il a décidé de miser sur l’homme qui était à la tête de la structure, pour une mise en œuvre efficiente de sa politique économique.

Le 2 septembre 2013, le Président Macky Sall passe à l’acte. Il nomme Amadou aux fonctions de ministre de l’Economie et des Finances. Monsieur Amadou Ba est certainement né sous une bonne et belle étoile. L’année suivante, en 2014, la croissance économique passe de 4% à 4,6%.

En 2017, elle s’établit à plus de 7%. Les recettes budgétaires sont passées de 2531,111 milliards CFA à 3597,8 milliards CFA, durant la période 2013 -2018, soit une augmentation de 1066, 684 milliards CFA.

Le Chef de l’Etat est ainsi rassuré, voire comblé. Le budget est redressé et consolidé. Aussi, a-t-il décidé d’entamer, en 2018, un nouveau cycle budgétaire, celui de la protection, du social.


Les échos des performances du ministre Amadou Ba ont dépassé nos frontières. En signe de reconnaissance et d’encouragement, la communauté de nos partenaires techniques et financiers lui décerne le Prix d’African Banker Award, du meilleur ministre des finances d’Afrique, au titre de l’année 2017.


L’habileté avec laquelle il conduit la mise en forme du PSE, fait partie des motifs pour lesquels ce prix lui été octroyé. Mais, pour le gouvernement, les résultats budgétaires et économiques largement positifs ne se sont pas traduits par des gains politiques à la mesure de ses espérances. En 2014, la coalition au pouvoir est battue aux élections municipales, dans la capitale, Dakar.

Le président Macky Sall prend l’engagement de laver l’affront aux prochaines élections législatives de 2017. Contre toute attente, il enfourche « le cheval Amadou Ba. » L’une des particularités des Chefs d’Etat, c’est de pouvoir déceler les compétences ou talents cachés de leurs collaborateurs. En effet, il est de notoriété, particulièrement au Sénégal, que les ministres des finances doivent se tenir à l’écart de la politique de parti qu’ils ont la réputation d’ignorer. L’une des rares exceptions, fut le ministre Babacar Ba, célèbre responsable du PS du Président Senghor, à Kaolack.


L’aventure n’a jamais été tentée à Dakar, capitale de la contestation, et ville traditionnellement rebelle contre le pouvoir.

Comme un bon soldat aux ordres du chef, le ministre Amadou Ba ne s’est point poser la question de savoir pourquoi le choix du Chef de l’Etat, Président de la coalition politique au pouvoir s’est porté sur lui. Il n’avait qu’une seule et unique préoccupation, comment gagner, pour ne pas décevoir les espoirs du Président Macky. Il est allé au charbon sans calcul.

Minutieusement, il met en place une stratégie et un plan d’une grande envergure. Faisant montre d’une capacité de management politique que personne ne lui prêtait, à l’exception du Chef de L’Etat, il réussit là où, d’autres, réputés hommes de la situation, compte tenu de leur statut et de leur longévité dans la vie politique, ont échoué.
Sous la conduite d’Amadou Ba, la coalition Benno Book Yaakaar remporte les élections législatives à Dakar, avec un écart de plus 2700 devant son adversaire immédiat. L’affront est lavé. Le Président Macky Sall peut jubiler.


En résumé, nous pouvons affirmer, qu’Amadou Ba est une exception au service du Président Macky Sall. Sous la conduite et les orientations du Chef de l’Etat, Il a réussi à révolutionner le budget, l’économie et la politique, en les gérant de façon coordonnée et harmonieuse.


Pour toutes ces raisons, le Président de la République lui a conféré un certain nombre de droits. Parmi ceux-ci, celui de continuer à bénéficier de sa confiance, dont sont jaloux certains opposants en mal de crédibilité.


Ousmane Sonko en premier, qui lui en voudra certainement pour l’éternité, d’avoir été radié de la fonction publique. En dépit de sa carrière assez longue dans l’administration fiscale, ce dernier ne semble pas avoir bien assimilé ses leçons sur l’obligation de réserve. Voulant se prévaloir de sa propre turpitude, il fait d’Amadou Ba son ennemi, l’accusant à tort, d’avoir été le bras armé du Chef de l’Etat pour le radier de la fonction publique. Aussi, presque de façon quotidienne rumine-t-il sa rancœur, en déferlant une chaine d’injures à l’encontre de son ancien patron. Il prend même le risque de l’accuser de pratiques « ethnicistes ». Quelle dangereuse idiotie de la part de Sonko. Cet homme devrait être mis en asile. Son discours porte les germes d’une violence incontrôlée et irresponsable, fonds commerce d’hommes politiques à l’ego démesuré, et qui tentent insidieusement de faire basculer le Sénégal dans les abimes de l’instabilité.

Le second, non moins aigri, aventurier devant l’éternel, c’est Mamadou Lamine Diallo. Membre de la coalition de Benno Book Yaakaar, qui a porté le Président Macky Sall au pouvoir en 2012, il rêvait de devenir ministre de l’Economie et des Finances. Certes, qu’il est économiste de formation. Mais, cette qualité n’est certainement pas seule suffisante pour occuper la fonction. En plus de la confiance du Chef de l’Etat, d’autres aptitudes sont surement prises en compte par le décideur. Ainsi, à tort, il considère que tout ministre des finances autre que lui, est un usurpateur.

Aussi, se plait – il à se lancer dans des critiques imprécises et générales sur la politique économique du Président Macky, sans jamais aller au fond. Ces deux hommes ont en commun d’avoir été des « messieurs plus fort reste » aux dernières élections législatives.

C’est évident qu’ils vont s’essouffler avant d’arriver aux chevilles d’Amadou Ba. Avant cela, le Président Macky Sall aura certainement bouclé ses deux mandats et passé le témoin à un autre sénégalais à la lucidité incontestée, capable de préserver notre pays contre ces apprentis fossoyeurs de sa stabilité démocratique.

La haine viscérale, la calomnie, la méchanceté et le mensonge ne prospéreront pas devant la vision éclairée de son SE Macky Sall, président de la République dont les réalisations sont en train de parler d’elles mêmes. Mais quand on a une opposition atteinte de léproserie politique, leur seule arme pour se soigner c’est le mensonge

Samba DIEME, porte parole du jour, membre de la convention des jeunes autour de Amadou Ba pour la réélection de Macky Sall au premier tour 
Vendredi 17 Août 2018
Dakaractu



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