Affaire Khalifa Sall : Éventuelle implication des religieux pour éteindre le feu parti des conditions de la grâce présidentielle

Condamné en août 2018, à 5 ans ferme, Khalifa Sall a obtenu dimanche une «remise totale de peines». Il a été libéré, au même titre que ses co-prévenus, après un peu plus de deux ans de prison. Toutefois, on s’inquiète de la tournure prise par la grâce présidentielle demandée par Me Khassimou Touré, attaqué de tous bords.


 
 
 
Mais, l’avocat s'est montré enclin à subir  quelques piques. Pour autant, il a surtout donné le sentiment de vouloir défendre des « frères », en l’occurrence Kalifa Sall, Mbaye Touré et Yaya Bodian et de les faire sortir de leurs cellules.  « J’ai saisi le président Macky Sall de ma propre initiative pour la libération de Khalifa Sall, Mbaye Touré et Yaya Bodian », a-t-il avoué.
  
Après avoir refusé les largesses du président Macky Sall, l’ancien Maire de Dakar a finalement rendu les armes ce dimanche, rangé ses rêves d’être blanchi au placard et décidé de sortir de prison, à la suite d’une grâce présidentielle. Une situation qui n’enchante guère le socialiste de 63 ans, à en croire un de ses avocats.
 
D’après son conseil, Khalifa Sall serait «profondément fâché contre Me Khassimou Touré de ne pas l'avoir informé d’une demande de grâce le concernant». « Il n'y a aucune raison de demander une grâce. J'avais confié mon sort à Allah », a dit l’ex-Maire.
 
 
 
Pour éteindre le feu parti des conditions de la grâce présidentielle, l'implication des religieux est souhaitée.  Car, il serait naïf et très tôt de s'extasier. Les prochains jours seront décisifs pour la suite des choses. La grâce présidentielle pourrait ne pas être suffisante pour l'apaisement du climat politique délétère.
Lundi 30 Septembre 2019
Dakar actu



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