« Panier de Sokhna MAÏ » : Allaitement maternel, l'essence d'une pratique de moins en moins suivie.

Le panier vous propose, pour son troisième numéro, un dossier sur l'allaitement maternel. Cette pratique essentielle dont beaucoup ignorent les vertus, aussi bien pour la mère que pour le nouveau-né.


Ici au Sénégal, la pratique de l'allaitement ne couvre pas la moyenne surtout durant les six premiers mois. Il est constaté que beaucoup de femmes ne le respectent plus et ont décidé de s'y soustraire, privant ainsi le sein à leur bébé au nom d’excuses impertinentes.

 

En effet, cela a été établi par le dernier rapport de l'enquête démographique de la santé (Eds) paru en 2017, qui indique que 42 % des femmes uniquement respectent cette durée de six mois d’allaitement maternel exclusif alors que l’Oms exige un taux de 50 %. 

 

À la place, les mères préfèrent le plus souvent l'utilisation de lait pour nourrissons vendu dans les pharmacies. Or, le lait maternel qui est plus à leur portée, reste le meilleur aliment pour leur enfant. D’ailleurs, l’allaitement maternel est généralement considéré comme la méthode optimale d’alimenter un bébé. Ses effets positifs se voient non seulement sur le nourrisson, mais aussi sur la mère. 

 

Pour les bébés, il est l’aliment le plus nutritif. De plus, il protège contre les infections, les allergies, certaines maladies chroniques et cancers infantiles, ainsi que contre le syndrome de la mort subite du nourrisson. 

L’allaitement permet le contact visuel et la proximité physique entre la mère et l’enfant, ce qui renforce le lien entre eux.

 

Pour la mère, il peut aider à la récupération post-partum et, à long terme, il diminue les risques d’obésité, d’ostéoporose et de cancer du sein et des ovaires. L’allaitement aide la mère à développer un sentiment d’attachement plus fort envers son bébé. C'est clair que l’allaitement ne peut être que bénéfique pour les deux.

 

Pour l'année 2020, dans le cadre de la célébration de la semaine nationale dédiée à l'allaitement exclusif, le défi consiste plutôt à trouver des manières de soutenir les mères pour qu’elles choisissent d’allaiter.

 

Pour le cas de celles qui travaillent dans les administrations, il ne leur est permis que trois mois de congés pour allaiter leur bébé. Ce qui ne leur permet pas de couvrir les six mois d'allaitement exclusif. Un plaidoyer est fait pour qu'enfin l'État revoie cette loi et accorde plus de temps aux femmes afin qu’elles puissent s'occuper de leur nourrisson convenablement.

 

Ainsi, au delà des six mois, la mère pourra commencer la diversification alimentaire. C'est le temps de faire découvrir progressivement d'autres aliments nouveaux au nourrisson, le préparer à s’habituer au goût des divers aliments pour qu'à l'âge adulte, il ne puisse pas développer des réactions allergiques...

Dimanche 9 Août 2020
Dakaractu



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