Vol : Un ancien militaire devenu agent de sécurité traîné en justice pour vol de bons de carburant à la société Manu Afrique.

Mbaye Sarr, 44 ans, agent de sécurité à Éla sécurité, marié et père de trois enfants est attrait devant la barre du Tribunal d'Instance de Dakar pour avoir soustrait frauduleusement des bons de carburant de la société Manu Afrique.


Vol : Un ancien militaire devenu agent de sécurité traîné en justice pour vol de bons de carburant à la société Manu Afrique.
Ayant effectué 27 ans de service dans l'armée sénégalaise, le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Mieux, il avoue que le vol a eu lieu le 27 décembre dernier, à l'occasion de son service. "J’étais de garde la nuit. J’ai ouvert la porte d’un bureau par hasard et je suis entré à l’intérieur pour boire du café. J’ai ouvert le tiroir et j’ai tiré des bons pour ne pas attirer l’attention. J’étais à l’hôpital psychiatrique à cause des guerres auxquelles j’ai participées. J’ai eu des traumatismes depuis lors. Je fais des crises. C’est la dernière fois que je volerai", se dédouane-t-il. 

À son tour, la directrice générale adjointe de ladite société a déclaré que c'est son patron qui a remarqué la disparition du carnet. "Parce qu'il est resté des heures à le chercher en vain. Par la suite, il a été retrouvé, mais 7 chèques ont été retirés. J’ai dit à MKA Oil de m’aviser si quelqu’un se présentait sur place. Nous avons l'habitude de laisser les clés sur le poste", dit-elle. 

Le témoin, Mansour Sarr Mbengue, directeur du prévenu, a fait savoir que Mbaye Sarr lui a tout avoué. “ Nous n’avons pas encore pris de mesure, car c’était tellement brusque. Il a fait 3 ans à notre service. Je n’étais pas au courant qu’il avait des problèmes psychiques. Parfois, il vient me dire qu’il va démissionner avant de revenir là-dessus. Il change des fois, mais il faisait normalement son travail", révèle-t-il. 

Prenant la parole, le maître des poursuites a requis une application de la loi. Quant à Me Barro avocat de la défense, le mis en cause est cohérent à la barre, mais parfois, il est instable. "Il le met sous le registre d’un soldat. Après l’État les oublie. Ils sont les victimes de l’État, car l’État ne les récupère pas", martèle la robe noire qui demande une application bienveillante de la loi pénale. Le jugement sera rendu demain. 
Mercredi 12 Janvier 2022
Dakaractu




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