Vive répression de la contestation au Nigéria : La communauté internationale exige l'arrêt des tueries, tandis que les manifestants exigent la démission du président.


Vive répression de la contestation au Nigéria : La communauté internationale exige l'arrêt des tueries, tandis que les manifestants exigent la démission du président.
Les manifestations au Nigéria contre l’Etat central virent au drame. Plusieurs morts ont été déplorés. Pour l’heure, aucun chiffre ne peut être donné car selon les organismes internationaux comme Amnesty International, des morts sont signalés partout. Mais, l’organisme compte 12 morts pour seulement le jour de mardi. Une répression condamnée par la communauté internationale.

Tout est parti de la répression sanglante d’une manifestation pacifique contre le président Buhari. Depuis près de deux semaines, des milliers de jeunes sont dans les rues des grandes villes du Nigeria pour dénoncer les bavures policières qui sont à l’origine de ces contestations. Selon un média français, au moins 18 personnes, dont deux policiers, sont mortes dans ces marches.

À cause de ces manifestations qui prennent une proportion inquiétante, l’État de Lagos a décrété un couvre-feu. Mais les manifestants l’ont bravé et des forces armées ont ouvert le feu sur la foule. Vu la situation, les manifestants exigent la démission du président Muhammadu Buhari. Une revendication portée par les stars de la musique nigériane, Davido et Wizkid.

Les messages de soutien à la lutte populaire se signalent dans les quatre coins du monde. Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, exige "la fin des brutalités et des abus policiers au Nigeria", le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell,  n’est pas en reste. Après avoir condamné, il souligne que c’est "crucial que les responsables de ces abus soient traduits en justice et qu'ils aient à rendre des comptes", lit-on dans un communiqué transmis et publié dans les médias français.

Même le candidat démocrate à la présidentielle américaine, selon le site français lexpress.fr, Joe Biden aurait appelé "le président Buhari et les militaires nigérians à cesser la violente répression des manifestants au Nigeria, qui a déjà fait plusieurs morts."

Malgré la dissolution de la Brigade spéciale de répression des vols (SARS), une unité « controversée de la police », la contestation a pris une proportion inquiétante, ayant obligé certains États à imposer le couvre-feu. Cette unité a abattu un homme à Ughelli, dans l'État du Delta (sud) et la vidéo a fait le tour de la toile. Depuis cette date, les contestataires sont dans les rues...
Jeudi 22 Octobre 2020
Dakaractu



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