VELINGARA : les animateurs et relais communautaires à l’école de la problématique de l’état civil et des techniques de communication.


Les animateurs et les relais communautaires des communes pilotes du programme « NEKKAL » sont à l’école de la problématique de l’état civil et des techniques de communication à Vélingara (Kolda). Ces derniers venus de Kédougou, Tamba, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor bénéficient de cette formation de deux jours (16/17 août) grâce au programme « NEKKAL » de l’agence Belge de développement. Ils vont se pencher pendant ces deux jours sur toutes les formes de l’état civil en passant de la déclaration de naissance, la nationalité, aux fraudes, au certificat de mariage, au certificat de divorce, au certificat de décès entre autres. Ainsi, l’objectif est de contribuer de manière considérable à l’augmentation de l’enregistrement des taux d’état civil. Et pour y arriver, le programme « NEKKAL » mise sur une communication de proximité des acteurs directs, notamment les parents, les imams, les officiers d’état civil, les relais communautaires entre autres. 

Et cette communication doit être basée sur une technique de dialogue inclusif afin d’amener tout le monde à adopter un comportement positif à l’égard de l’état civil. Cependant, rappelle le formateur Ibrahima Ethia, « le choix de Vélingara n’est pas fortuit, car à l’image des communes pilotes comme Ethiolo (Kédougou) ou Nyassia (Ziguinchor), elle a de réelles difficultés liées à l’état civil. » C’est pourquoi, selon lui, il faut une informatisation du fichier de l’état civil pour une meilleure sécurisation de ce fichier en conformité avec la loi. Et le premier élément de la procédure de déclaration à l’état civil demeure la délivrance du certificat d’accouchement. 

Coumba Diop, « badiènou gox » à Dinguiraye (Vélingara), d’avancer : « cette formation vient à point nommé pour nous, car elle va nous permettre de comprendre la problématique de l’état civil. » D’ailleurs, elle précise : « j’ai vécu un exemple lié à cette question lors du décès de ma mère en Gambie. Et en voulant ramener son corps au Sénégal, on nous a exigé les documents administratifs. Et c’est par la suite que j’ai su qu’il fallait des pièces administratives pour un mort. » C’est pourquoi, elle poursuit : « maintenant, une fois chez moi je vais sensibiliser tout le monde sur l’importance de l’état civil. Et je leur dirais de déclarer leurs enfants à l’état civil ainsi que les morts pour le certificat de décès… » 

Les objectifs du programme entre autres sont la compréhension de l’importance de l’état civil, une bonne maitrise des techniques d’animation de communication de masse et de proximité. Mais également, le programme vise à faciliter la compréhension des relais communautaires sur les techniques de communication. 

Ibrahima Ethia de rappeler que « nous allons construire des centres d’état civil puis informatiser l’état civil pour mieux le sécuriser. D’ailleurs, la commune de Vélingara dispose déjà d’une moto pour ramasser les déclarations dans les quartiers. » Dans cette lancée, il soutient que « le programme va construire une salle d’archivage pour le tribunal de Kolda. Mais également, il va travailler à la restauration des pièces d’état civil perdues dans les communes pilotes. » 

Il faut dire que les questions de l’état civil relèvent de plusieurs difficultés dans les zones frontalières et dans certaines communes du pays. Ainsi, ce programme dans son intervention compte améliorer la déclaration des enfants à l’état civil par la sensibilisation de proximité dans ces zones. 

Mercredi 17 Août 2022
Dakaractu




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