Tracasseries policières : le calvaire infernal de Abdou Khadre Lô à l’aéroport du Caire

Sur sa page Facebook le consultant Abdou Khadre Lô raconte le calvaire qu’il a vécu à l’aéroport du Caire, entre les mains de policiers qui traitent les voyageurs d’autres nationalités avec un racisme moyenâgeux.


Tracasseries policières : le calvaire infernal de Abdou Khadre Lô à l’aéroport du Caire

ALHAMDOULILAH!
Lorsqu’on est croyant, on peut se réjouir de certaines mésaventures/épreuves. 
Elles peuvent constituer un rappel utile.
Après un superbe sommet qui a réuni quelques-uns des plus grands experts mondiaux du secteur des TIC, j’ai repris l’avion direction Juba, capitale du Sud-Soudan mais cela passait par une escale et la plus courte possible était le Caire, en Egypte.
Arrivé au Caire vers 19:00, on me demande de payer le visa de transit à 25 dollars US. Ensuite direction l’hôtel en attendant de revenir à l’aéroport pour prendre un autre vol à 04:00 du matin.
Mais voilà, le policier aux frontières qui contrôle les passeports est interloqué. Il regarde longuement le mien. Scrute toutes les pages, à plusieurs reprises, et n’appose pas son cachet sur le passeport. Il me demande d’où est-ce que je viens où je vais, etc. Il appelle son collègue ou supérieur et lui montre le passeport. Ils se parlent et le chef me demande de le suivre. Arrivé dans ce qui ressemble à un commissariat de l’aéroport, il introduit le passeport dans une machine qui semble être en panne. Je lui montre la lettre officielle du gouvernement du Sud-Soudan et celle de l’organisation sous-régionale (EACO) qui m’ont invité mais il ne veut rien savoir. Je prends mon téléphone pour passer des coups de fils, il me l’arrache. Confisque le 2ème téléphone, l’ordinateur et la tablette et dis à l’autre de m’amener dans la cellule où j’ai trouvé une trentaine d’Africains et d’autres personnes dont je n’arrive pas à déterminer les origines (Maybe des Afghans). Calmement, je commence la discussion avec les Africains et l’un d’eux, Nigérian, me dit qu’il est là depuis 06:00 du matin. Sa femme et sa fille de 4 ans sont enfermées dans une autre pièce, celle des femmes. Et là tu écoutes les histoires et les humiliations incroyables qui leur sont infligées. Certains sont là depuis 5 jours.
Moi, cela ne fait que 3 heures de temps et ce serait indécent de pleurnicher sur mon sort. Je dis simplement aux policiers que de toute façon si je loupe mon vol pour Juba et donc la réunion, ils en seraient les uniques responsables et que j’écrirai à qui de droit en Égypte. Vers 23:00, ils viennent me chercher, me rendent mes affaires et me demandent si je veux aller à l’hôtel. J’ai préféré ne pas répondre. Quel intérêt d’aller à l’hôtel pour 2 ou 3 heures de temps maintenant ? Par contre, avec des traitements pareils, il ne leur faudra pas compter sur les Africains (dont ils se distinguent bien) lorsqu’ils auront besoin de nous. Et ça arrive plus souvent qu’ils ne le croient (en tout cas dans mon domaine). 
Mais eux, ne sont en fait que des semi-analphabètes bourrés de préjugés et racistes. Un racisme ouvert et pas subtil, comme ça peut l’être sous d’autres cieux. Des simplets robotisés dont la plupart ne connait rien du monde extérieur. Enfermés qu’ils sont toute la journée dans des boxes qui leur bouchent l’horizon et le cerveau. C’est là qu’on réalise la chance qu’on a de ne pas être à leur place.
Al hamdoulilah !
Je rends grâce à Dieu pour tous les bienfaits dont il me couvre".

 
Lundi 14 Mai 2018
Dakaractu



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