SON PROCÈS RENVOYÉ POUR DES RAISONS SÉCURITAIRES : Cheikh Mbacké Sakho échappe au lynchage des jeunes mourides

S’il y a quelqu’un qui l’a échappé belle, hier, c’est bien Cheikh Mbacké Sakho. Invité à comparaitre à la barre du tribunal de grande instance de Dakar pour les faits d’injures commises par le biais informatique envers un groupe de personnes qui se caractérise ou se distingue par la religion, il a failli être lynché par des jeunes mourides. Il a dû son salut à un gendarme qui l’a extrait de la salle d’audience avant de le conduire au poste de la gendarmerie du palais de justice de Dakar où il a été enfermé. L’audience a finalement été renvoyée jusqu’au mercredi prochain pour le renforcement de la sécurité dans la salle.


SON PROCÈS RENVOYÉ POUR DES RAISONS SÉCURITAIRES : Cheikh Mbacké Sakho échappe au lynchage des jeunes mourides
Il est presque 14 heures quand l’affaire numéro 3 inscrite sur le rôle d’audience est appelée à la barre du tribunal de Grande instance de Dakar. Poursuivi pour injures commises par le biais informatique envers un groupe de personnes qui se caractérise ou se distingue par la religion, le prévenu qui a bénéficié d’une liberté provisoire après son inculpation se lève de sa place et se dirige devant le prétoire.
Habillé d’un boubou traditionnel de couleur blanche, Cheikh Mbacké Sakho, puisque c’est de lui qu’il s’agit, jette des regards furtifs dans la salle d’audience qui, dès les premières heures de la matinée, a été envahie par des disciples de la confrérie mouride que l’on reconnaissait facilement par leur habillement. Des murmures s’élèvent dans la salle. La présidente du tribunal qui détient le monopole de la police d’audience tape sur la table pour appeler les uns et les autres à l’ordre.
Le calme, comme à l’ouverture des audiences, revient. Les plaignants, c’est-à-dire ceux qui ont porté plainte contre Cheikh Mbacké Sakho sont appelés à la barre. Deux hommes d’âges avancés se présentent. Il s’agit de Serigne Fallou Fall et de Mor Niang. Ces derniers représentent l’association regroupant les petits fils de Cheikh Ahmadou Bamba et de Mame Cheikh Ibrahima Fall qui a porté plainte contre le prévenu. 
Lequel, pour sa défense, a commis Me Ousmane Thiam, président de l’Association des jeunes avocats du Sénégal.
Cependant, étant donné que l’heure du déjeuner s’était déjà pointée à l’horizon, la présidente du tribunal a jugé nécessaire que l’affaire soit jugée après la pause.
Avec ses deux assesseurs, elle se retire de la salle. Le représentant du ministère public s’ensuivra. 
Dans la salle, il ne reste maintenant que le prévenu Cheikh Mbacké Sakho, son avocat Me Ousmane Thiam, et un gendarme ainsi que les disciples mourides qui n’ont pas perdu de temps pour commencer à menacer le prévenu. Sachant que s’il ne fait rien, son client va passer un sale quart d’heure, Me Thiam est allé voir le gendarme afin de lui demander de veiller sur sa sécurité. Malgré cela, certains talibés l’ont suivi en lui proférant des injures auxquelles il ne répondra jamais. 
Finalement, le gendarme a réussi à l’extraire de la salle d’audience pour le conduire au poste de la gendarmerie. Cheikh Mbacké Sakho est enfermé dans un bureau du poste de la gendarmerie du tribunal pour échapper à la furie des jeunes mourides qui, visiblement, étaient prêts, à lui faire la fête.
Informé de la situation, l’adjoint du procureur de la République, Amadou Seydi est, à la pause, descendu pour constater de visu l’ambiance qui régnait au temple de Thémis. Après avoir scruté la salle d’audience, il a eu un petit entretien avec le conseil du prévenu avant d’aller rencontrer ce dernier dans le bureau où il a été enfermé.
Quelques minutes plus tard, il est ressorti avant de prendre les es- caliers pour retourner dans son bureau. Pendant ce temps, les jeunes mourides attendaient toujours la reprise de l’audience. Les commentaires vont bon train. 
Au bout de presque deux heures de pause, la reprise de l’audience est annoncée. Tout le monde reprend son calme dans une cas- cade de conversations qui ont été abrégées.
L’affaire est de nouveau appelée à la barre. Mais, cette fois-ci le prévenu Cheikh Mbacké Sakho ne se présente pas. Son absence ne surprend personne vu les conditions dans lesquelles il a été évacué de la salle d’audience à la pause. Le président signifie aux avocats des deux parties que, pour des raisons sécuritaires, l’affaire a été renvoyée jusqu’à mercredi prochain. Ce, pour le renforcement de la sécurité dans la salle.
Pour rappel, Cheikh Mbacké Sakho avait, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, tenu des propos déplaçant à l’encontre des jeunes mourides qui se proclameraient jeunes marabouts.
Mardi 18 Octobre 2016




1.Posté par badou le 18/10/2016 11:29
toyt ce dit cet homme est 100% vrai.personne n comprend ce proces.pauvre pays q es devenu l senegsl

2.Posté par sadikh le 18/10/2016 11:24
C'est du grand n'importe quoi.
Cette personne à tout le long de son discours invoqué les saintes écritures et le saint homme et on l'accuse d'insultes.
Si on est incapable d'argumenter on se tient à carreau, Cheikh Mbacké nous appelle à un débat d'idées.
la violence est l'argument des faibles et si elle pouvait prospérait, ni les Prophètes, ni les saints n'auraient réussi leurs missions.



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