Ostracisme : Gaston « Lagaffe » de trop…


Gaston Lagaffe est un personnage de fiction créé en 1957 par le dessinateur belge André Franquin. Gaston est l'anti-héros par excellence, et le roi incontesté de la gaffe. Son homonyme sous nos cieux un personnage réel, invité d’une émission dominicale a fait une sortie de route, une nouvelle à laquelle nous a habitués le « Kong » de l’arène.

Le « Don King » cette fois a tenu des propos assez graves qui méritent de lancer l’alerte. Dans une société très conservatrice, mais ouverte cependant, et on retrouve plusieurs noms de familles qui sonnent étrangers, ces propos contre un patronyme sont dangereux. S’il n’a pas été le premier à dépasser cette ligne rouge, Gaston doit quand même le savoir.

Selon Gaston Mbengue en effet, les candidats avec des noms de famille plus courants sont plus méritants que celui comme Dias, faisant référence à Barthélémy Dias, candidat à la mairie de Dakar. « On va dire que je suis raciste. Mais dans ce pays, il y a des centaines de milliers de Mbenguène, des centaines de milliers de Ndiayène, des centaines de milliers de Diobène, des centaines de milliers de Sarrène, des centaines de milliers de Fallène, des centaines de milliers dr Nianguène… mais des Dias, il y en a moins d’une centaine. Si on les brûlait tous, cela ne diminuerait rien à la marche du pays. »  Apocalyptique. Les propos ont mis la toile sens dessus dessous. Gaston était surement atteint de fièvre « jaune ».
 
Nos politiques eux n’en n’ont pas « ri jaune », ils se sont tous désolés de cette grosse bourde. De Ousmane Sonko à Khalifa Sall, tous ont demandé au Chef de l’État Macky Sall de sévir. Qu’on l’envoie chez « Ardo ». Mais la Direction des Investigations Criminelles (DIC), ce ne sera pas pour aujourd’hui. Elle sera occupée à écouter ce lundi un de nos défenseurs des valeurs sociétales, qui devrait sûrement avoir son mot à dire quand il sera sorti d’affaire.
En tous les cas, le parti au pouvoir commence à nous habituer à ces glissades de terrain qui sapent la cohésion sociale.

En Octobre 2020, Aliou Dembourou Sow député de son état avait appelé à prendre des machettes contre les anti-3ème candidature de Macky Sall. Moins connue, Penda Bâ qui se réclamait de la mouvance en place avait créé une vive polémique en insultant dans les réseaux sociaux la communauté Wolof. Faudra-t-il attendre le prochain « Gaston » pour enfin sévir ? Avec ces élections à venir et qui s’annoncent tendues, je ne le conseille pas. Mais enfin !
 
Lundi 29 Novembre 2021
Dakaractu



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