Non respect des accords, lenteurs administratives et indifférence de l'État face aux préocupations des enseignants : Le CUSEMS/A prêt à engager de nouvelles luttes.


L'année scolaire 2019-2020 court encore de gros risques de perturbation.

En effet, c'est à travers sa déclaration de rentrée que le cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et du secondaire/ Authentique (CUSEMS/A) a jugé que l'école sénégalaise vient effectivement d’entamer ce qu'il appelle  "un millésime nouveau départ de son histoire déjà bicentenaire". Cela, après que, comme toujours, les résultats aux différents examens, du Préscolaire au Supérieur, ont été catastrophiques malgré "le budget faramineux consacré à son fonctionnement par le contribuable sénégalais pressuré de mille manières".

Le cadre estime que "le gouvernement continue de faire des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, tandis que les enseignants démotivés et désabusés s’apprêtent à regagner les classes pour y dispenser des cours à des potaches goguenards qui ne ratent aucune occasion de les tourner en bourriques."

Cependant, Dame Mbodj et ses camarades jugent nécéssaire de faire face à "cette déliquescence généralisée du système..." 
Ces syndicats des enseignants ont décidé de prendre le combat en main. Ainsi, les syndicats du moyen secondaire membres du G6 vont devoir faire, poser des stratégies pour répondre aux actes de ceux qui, durant l'année 2018-2019 étaient simplement préocupés par la réélection de leur mentor."

Ils constatent ainsi avec la plus grande désolation : les lenteurs administratives qui persistent, les rappels dus aux enseignants et estimés à plus de cent (100) milliards qui sont payés au compte gouttes, les spoliations à partir de la surimposition qui, aussi font lésion, que la révision du système de rémunération des agents de la fonction publique est jetée aux calendes grecques, que les prêts DMC sont toujours gelés, que beaucoup de sortants des écoles de formation sont injustement contraints au chômage, et que l’essentiel des accords signés le 17 Février 2014, notamment celui sur les passerelles professionnelles sont entrain d’être dévoyés comme si ce n’était pas ce dont ils avaient convenu avec la première dame lorsqu’elle les avait reçus dans sa résidence privée de Mermoz".
Lundi 21 Octobre 2019
Dakaractu



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