Mobilisation des ressources : la DGID déroule « Yaatal » pour élargir l’assiette fiscale estimée autour de 200 milliards FCFA.


Au Sénégal, le recouvrement fiscal est jugé faible aussi bien pour l’État que pour les collectivités territoriales. Toutes les recettes tournent autour de 200 milliards FCFA selon les estimations de la direction générale des impôts et domaines qui a tenu avec ses partenaires, ce mercredi, une journée d’études et de réflexion scientifique sur le thème « Regards croisés sur la mobilisation des ressources fiscales à travers le programme Yaatal. »

Selon le diagnostic de la Dgid, sur les 6 000 000 de contribuables d’individus (8% de la population) que compte le pays, moins de 10% apportent une contribution. Sur une population de 407 882 unités économiques recensés par l’ANSD en 2016, environ 85 000 sont dans le fichier des contribuables dont seulement 25 000 sont réellement effectifs en plus des 300 000 salariés du secteur privé et les 145 000 salariés du secteur public. L’option de mobilisation de ressources est aujourd’hui irréversible avec l’adoption de la stratégie de recettes à Moyen Terme (Srmt) couvrant la période 2020-2025 à travers la loi de finances pour l’année 2020 dont l’axe stratégique phare est consacré au consentement à l’impôt et à l’élargissement des bases d’imposition.

À la suite de cette Srmt, la Dgid a adopté un plan opérationnel de mise en œuvre de ladite stratégie dénommé « Programme Yaatal » qui ambitionne d’élargir l’assiette fiscale tout en améliorant la qualité de la gestion du foncier.

Au Sénégal, 70% de la recette fiscale provient de la fiscalité de la consommation. C’est dans ce cadre qu’il a été prévu d’augmenter la pression fiscale de 20% dans le nouveau programme de mobilisation des ressources. 
Mercredi 5 Octobre 2022



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