Ils avaient déserté le tribunal dès les premières auditions. D'aucuns avaient vite conclu qu'ils ont abandonné l'Imam Ndao et ses co-accusés après les premiers mots qu'ils ont entendus. Des mots qu'ils n'ont sans doute jamais entendu de leur vie et qui ont trait au jihadisme. C'est Boko Haram qui revenait souvent dans les débats d'audience. En vérité, si certains sympathisants de l'Imam Alioune Ndao ont du se faire désirer au temple du Thémis, c'est après le passage de l'accusé Abdou Akim Mbacké Bao. Contrairement à certains de ses co-accusés, ce dernier a avoué son tort, celui d'avoir milité dans un groupe jihadiste, notamment Al Qaida au Maghreb islamique, même s'il a nié avoir été encouragé par les prêches de l'homme dont l'interrogatoire est attendu de tous. Mais au fur à mesure que les accusés défilaient à la barre, l'étau se desserrait et ils sont nombreux les accusés qui ont lavé à grande eau l'Imam Ndao. Ce qui a sans doute redonné espoir à ses sympathisants qui n'entendent rater, pour rien au monde, son interrogatoire. Ce jeudi 3 mai, dès les premières heures de la matinée, ils ont pris d'assaut le palais de justice de Dakar. Sauf qu'il faut montrer patte blanche pour accéder à la salle d'audience. Un impressionnant dispositif sécuritaire est mis en place pour que l'audience se déroule sans anicroche...
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