Infirmerie des Eaux et Forêts de Dakar : Khalifa Baldé tabasse sa collègue enceinte de 5 mois


Infirmerie des Eaux et Forêts de Dakar : Khalifa Baldé tabasse sa collègue enceinte de 5 mois
Âgé de 32 ans, Khalifa Baldé, infirmier domicilié à Yarakh, a comparu ce mercredi 27 avril 2022 devant le tribunal d'instance de Dakar pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 10 jours. Il sera édifié sur son sort le 29 avril prochain.
Le sieur Baldé est marié et père de deux enfants. Il a eu des relations heurtées avec sa collègue Aïssatou Mballo, infirmière elle aussi. Khalifa Baldé soutient que quand elle est venue au service, c'est lui qui l'a encadrée. Mais quelque temps après, la dame ne lui adressait plus la parole.
« Elle déclarait avoir subi des vols de manière régulière et elle m'indexait. Le jour des faits, le plus ancien de mes collègues était absent et il y avait un autre collègue dénommé Mbaye Diaw qui consultait avec moi. Quand le patient est venu, je lui ai demandé de sortir. C'est ainsi qu'elle s'est levée pour s'asseoir sur une des chaises qui meublent le bureau. Quand j'ai insisté, elle est sortie, mais elle s'est mise à insulter », a-t-elle fait savoir. Il ajoute que lorsque le malade est parti, il lui a demandé de ne plus récidiver devant Mbaye Diaw, mais elle l'a insulté de mère. K. Baldé fait savoir également qu'il lui a donné une gifle.
« Au moment où Mbaye m'avait maîtrisé, elle s'est emparée de la pierre qui était sur la porte pour me donner un coup et elle m'a aussi mordu la main. C'est 72 h plus tard, qu'elle a fait une chute à la direction ».
À son tour, la partie civile Aïssatou Mballo née en 1996 explique avoir partagé le même bureau que son bourreau.
« On ne s'entendait pas très bien depuis trois ans. Quand Mbaye Diaw nous a demandé de travailler ensemble, je lui ai fait savoir que cela n'est pas possible, mais il m'a rassuré. À chaque fois que je le trouvais dans le bureau, je sortais pour aller à la salle de soins, car j'avais peur qu'il mette ses menaces de mort à exécution. Le jour des faits, il m'a demandé de sortir du bureau alors qu'on venait de recevoir un patient. Ce que j'ai refusé. Par la suite, je m'en suis ouvert au major de la structure qui m'a demandé de sortir de la salle. Au moment de m'exécuter, il m'a insultée avant de m'administrer des coups de poing devant Mbaye Diaw », révèle-t-elle.
Elle poursuit qu'elle était enceinte de 5 mois. « J'ai des douleurs au dos jusqu'à présent. Il m'a menacé de mort à trois reprises. Je l'ai mordu pour sortir de ses griffes. Les faits se sont passés le mercredi 6 avril et le vendredi, j'ai fait une chute à la direction », informe-t-elle.
Témoin dans cette affaire, Mbaye Diaw agent des Eaux et Forêts et infirmier : « Ce jour-là, c'est le major qui m'avait avisé au moment où je partais à la Cbao. Je les ai trouvés en train de se disputer. Quand je suis intervenu pour les calmer, le prévenu m'a dit « Tais toi. Je ne m'adresse pas à toi ». Il a ensuite giflé la victime. Cette dernière est tombée du lit de consultation. Il a continué à lui administrer des coups. Je n'ai jamais eu de problème avec le prévenu ».
À la gendarmerie, le sieur Mbaye Diaw avait révélé aux enquêteurs que le prévenu est un habitué des faits. Mais il nie avoir tenu de tels propos devant la barre. « Je n'ai jamais dit ça », répond-il.
Selon Me Arona Basse, avocat de la partie civile, il y a eu une altercation entre les deux parties. Après cette altercation, Aïssatou a reçu un certificat médical faisant état d'une incapacité temporaire de travail de 10 jours. « Ce qui est choquant, c'est le profil du prévenu. Il savait que ma cliente était alitée depuis quatre mois. Jamais il n'aurait dû porter la main sur elle. Elle ne peut même pas monter sur des escaliers. Elle a fait une grossesse difficile. La consultation se fait en présence du collègue. Le certificat médical fait foi et c'est attesté par la condition physique de la victime », a dénoncé Me Basse qui estime que le dossier pouvait atterrir devant la chambre criminelle. Ainsi, il réclame 5 millions francs cfa pour dommages et intérêts.
Prenant la parole, le Procureur a requis un mois de prison assorti de sursis. L'affaire a été mise en délibéré jusqu'au 29 avril prochain.
Jeudi 28 Avril 2022
Dakaractu



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