DAKARACTU.COM - Les onze exécutions perpétrées lundi en Casamance ont semé la consternation dans la région. Les familles pleurent, anéanties par la douleur. Hier vers 17 heures, cinq des 11 victimes ont été inhumées dans leur village natal de Diagnon. Une peur bleue s'est installée au sein des populations et les activités sont ralenties voire suspendues. La tension est palpable et les bandes armées continuent leurs exactions. Après le carnage que l'on connait, il a été porté à notre connaissance que cinq boutiques ont été littéralement pillées dans la localité de Fanda, distante d'une quinzaine de kilomètres du village martyr. Les bandits sont parvenus à emporter argent et marchandises. Pour les responsables de l'armée nationale, il ne fait aucun doute que les auteurs sont des membres du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). Eu égard à de tels agissements, ces hommes ne peuvent être que qualifié de brigands et de bandits. Aucune cause n'est ainsi défendable. L'appellation "partisans" ou "mercenaires" ne leur apporte que trop d'honneur, un honneur qu'ils ne méritent pas. La réaction de l'Etat ne s'est pas fait attendre et devant cette recrudescence de crimes et de méfaits, l'armée s'est déployée dans la zone. Appuyées par un avion militaire de reconnaissance et d'un hélicoptère de combat, des troupes au sol ratissent les secteur.
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