Budget du Ministère de la jeunesse, de l'Entrepreneuriat et de l’Emploi : une coquille vide qui nous coûte 31 milliards !


Le  projet de budget du ministère de la Jeunesse, de l’Entrepreneuriat
et de l’Emploi est arrêté pour l’année 2023 à 30.598.966.954 FCFA en
autorisations d’engagement. Le budget est subdivisé en 5 programmes.
Ainsi, 13.553.732.198 FCFA sont prévus pour le programme de
l’éducation à la citoyenneté et la promotion du volontariat.
Le second programme qui consiste en la protection sociale des jeunes et la
gestion de leurs groupements, s’est vu octroyer un montant de
1.051.273.418 FCFA. La promotion socioéconomique des jeunes qui est un
programme important du ministère, s’est vu affecter un montant de
12.444.764.496 FCFA. 
Le développement de l’emploi décroche 10.185.581.246
FCFA, et le dernier programme qui s’occupe de pilotage, de coordination et de la gestion administrative, est estimé 3.363.615.596
FCFA. Ce sont donc un peu moins de 31 milliards qui sont affectés à ce
ministère, 31 milliards qui pourraient à jamais et définitivement
régler les questions de l’autosuffisance alimentaire et du sous-emploi des jeunes. Mais en décidant de la maintenir dans la
nomenclature gouvernementale, le chef de l’État manifeste en vérité
des contradictions dans ses discours et dans les actes qu’il pose.

Les leçons non sues de Mars 2021, les incohérences dans les compositions du Gouvernement et les contradictions dans la lutte
contre la vie chère.

 Le président de la République Macky Sall, dans son discours à la
nation du lundi 08 Mars 2021, disait avoir bien entendu le cri du
cœur de la jeunesse sortie massivement pour manifester dans les rues.
Macky Sall s’est focalisé sur sa volonté de prendre davantage en
compte les préoccupations de cette jeunesse. L’existence de cette
jeunesse marquée par la morosité économique va donc, selon le chef de
l’État, être mieux prise en compte. Pour prendre en charge les besoins
de cette jeunesse, le président Macky Sall s’était engagé à corriger
en réorientant des allocations budgétaires qui pourront être mobilisés
pour les jeunes. Il faut donc des réformes. Et pourtant, le 05 octobre
2020, lors du conseil présidentiel sur la relance, tenu à Diamniadio, le chef  de l’État Macky Sall avait clairement indiqué les limites de l’action gouvernementale. En effet, avait-il dit, « il y a des cohérences à mettre ensemble... » Plus récemment, lors du lancement des concertations sur la vie chère en Septembre dernier, le chef de l’État a affirmé s’être « attelé à redresser les
finances publiques, à restructurer l’économie, et à engager des investissements productifs. »  Au titre de ces
réponses stratégiques, le chef de l’État a tenu à ce que le Gouvernement mette en œuvre, « des projets orientés vers l’autosuffisance pour les produits et filières d’intérêt stratégique. » En vérité, pour matérialiser cette volonté et pour plus d’efficacité, le chef de l’État devait tout simplement réduire drastiquement la taille de son gouvernement en
couplant et ou en supprimant des ministères, pour réduire ainsi considérablement, le train de vie de l’État et être réutilisé pour la souveraineté alimentaire qui a elle seule peut éradiquer le chômage et le sous-emploi des jeunes. Par exemple, le seul ministère de l’éducation et de la formation professionnelle, un seul ministère de
la pêche, de l’agriculture et de l’élevage… La suppression du ministère des petites et moyennes industries, qui d’ailleurs ne
s’occupe presque que d’agriculture, (Agropole) et aussi l’utilité du
ministère de la jeunesse doit être mise sur la table et ce n’est point, parce qu’on y a ajouté  ‘’l’Entrepreneuriat et de l’Emploi’ qu'il donnera du sens à ce ministère inutile et inefficace.
                                           .
De l’inutilité du ministère de la jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’emploi.

Placé sous l’autorité du Premier ministre, « le Ministre de la
Jeunesse prépare et met en œuvre la politique définie par le Chef de l’État en matière de jeunesse, de promotion de l’entrepreneuriat des
jeunes et de la promotion des valeurs civiques et du volontariat. À ce
titre : il apporte un soutien et veille au développement des activités pour la jeunesse; Il assure la promotion sociale et économique des
jeunes et de leurs groupements; Il participe à la formation des jeunes
dans tous les domaines et contribue à leur préparation afin qu’ils assument leurs responsabilités de citoyens; Il participe au renforcement de la culture patriotique. Aussi, il initie des actions,
en relation avec toutes les forces vives, afin de faire de la citoyenneté un moteur du développement national. Il est chargé du service  civique national. Il concourt à la promotion du développement
du volontariat. » À la lumière de tout ce qui précède, il apparaît clairement que ce ministère depuis sa création a totalement échoué dans sa mission et pour des besoins de restriction budgétaire, ce
ministère doit purement et simplement disparaître de l’architecture
gouvernementale. Aussi, des directions à lui confiées peuvent être supprimées et ou transférees dans d’autres ministères.
Par exemple, l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes, peut être
confié à la DER/FJ, le Programme des Domaines Agricoles Communautaires
(PRODAC), pourrait être logé au ministère de l’agriculture.
D’ailleurs, la principale activité des vacances citoyennes, ne
consiste qu’à visiter des champs au même moment que le ministre de
l’agriculture. Sa mission de  promotion des valeurs civiques et du
volontariat, qui doit se faire dans nos écoles et non dans des maisons
de la citoyenneté,  pourrait être confiée à l’éducation nationale, dont c’est d’ailleurs l’une des cinq priorités. En termes plus clairs, le ministère de la jeunesse est une coquille vide qui nous coûte ...31 milliards.
 
 
Dimanche 27 Novembre 2022
Dakaractu



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