Le feuilleton judiciaire opposant les héritiers du défunt homme d’affaires Fouad Tarraf Koujock à son frère Saïd Tarraf vient de connaître son épilogue. Après huit années d’enquêtes, de recours et de rebondissements, la Cour suprême du Sénégal a définitivement disculpé Saïd Tarraf et sa fille Alia Tarraf Koujock, mettant un terme à l’un des plus longs contentieux économiques et familiaux de ces dernières années.
L’information est rapportée par L’Observateur, qui revient sur les dessous de cette affaire à multiples facettes.
Tout avait commencé le 5 mars 2018, lorsque Me Boucounta Diallo, agissant pour le compte des héritiers de feu Fouad Tarraf, avait déposé une plainte explosive contre Saïd Tarraf.
Ce dernier était accusé d’avoir organisé des assemblées générales fictives, falsifié les signatures de ses frères Fouad et Adel Tarraf, et contracté un prêt bancaire de 20 milliards de francs CFA auprès de la Société Générale de Banques au Sénégal (SGBS), aujourd’hui SG Sénégal, au nom du Groupe Tarraf.
Les accusations étaient lourdes : faux et usage de faux, abus de biens sociaux, recel, escroquerie, banqueroute frauduleuse, blanchiment d’argent, abus de confiance, et même escroquerie à jugement.
Mais au fil des ans, les charges se sont progressivement effondrées.
Selon Me Saër Lô Thiam, avocat de la défense, « les résultats de l’instruction judiciaire ont fini de mettre à nu le mal-fondé de toutes les accusations. Toutes les allégations se sont révélées fausses et injustifiées ».
Une conclusion qui avait déjà conduit la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar, dans son arrêt n°203 du 19 juillet 2022, à prononcer un non-lieu total en faveur de Saïd Tarraf et de sa fille.
Refusant de s’avouer vaincus, les héritiers du défunt avaient alors formé un pourvoi en cassation devant la Cour suprême, qui sera rejeté par l’arrêt n°23 du 4 mai 2023.
Dernier recours tenté : une procédure de rabat d’arrêt. Mais le 25 mars 2025, les Chambres réunies de la Cour suprême, par l’arrêt n°02, ont définitivement clos le dossier, confirmant le non-lieu et blanchissant totalement les Tarraf.
Aucune mesure de contrôle judiciaire n’a d’ailleurs jamais été ordonnée contre Saïd ou sa fille Alia.
L’affaire, qui avait également attiré l’attention de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), a été classée sans suite : l’organe anticorruption ayant choisi de sursseoir à l’instruction du dossier, considérant qu’il concernait les mêmes faits déjà jugés par la justice.
Aujourd’hui, Me Saër Lô Thiam tire un trait sur l’affaire et met en garde contre toute tentative de raviver la polémique :
« Toute personne qui serait tentée de perpétuer des propos mensongers ou diffamatoires à leur égard s’exposera à des poursuites », a prévenu l’avocat.
Huit ans de bataille judiciaire, des milliards en jeu, des accusations retentissantes, et au bout du compte, un verdict clair
L’information est rapportée par L’Observateur, qui revient sur les dessous de cette affaire à multiples facettes.
Tout avait commencé le 5 mars 2018, lorsque Me Boucounta Diallo, agissant pour le compte des héritiers de feu Fouad Tarraf, avait déposé une plainte explosive contre Saïd Tarraf.
Ce dernier était accusé d’avoir organisé des assemblées générales fictives, falsifié les signatures de ses frères Fouad et Adel Tarraf, et contracté un prêt bancaire de 20 milliards de francs CFA auprès de la Société Générale de Banques au Sénégal (SGBS), aujourd’hui SG Sénégal, au nom du Groupe Tarraf.
Les accusations étaient lourdes : faux et usage de faux, abus de biens sociaux, recel, escroquerie, banqueroute frauduleuse, blanchiment d’argent, abus de confiance, et même escroquerie à jugement.
Mais au fil des ans, les charges se sont progressivement effondrées.
Selon Me Saër Lô Thiam, avocat de la défense, « les résultats de l’instruction judiciaire ont fini de mettre à nu le mal-fondé de toutes les accusations. Toutes les allégations se sont révélées fausses et injustifiées ».
Une conclusion qui avait déjà conduit la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar, dans son arrêt n°203 du 19 juillet 2022, à prononcer un non-lieu total en faveur de Saïd Tarraf et de sa fille.
Refusant de s’avouer vaincus, les héritiers du défunt avaient alors formé un pourvoi en cassation devant la Cour suprême, qui sera rejeté par l’arrêt n°23 du 4 mai 2023.
Dernier recours tenté : une procédure de rabat d’arrêt. Mais le 25 mars 2025, les Chambres réunies de la Cour suprême, par l’arrêt n°02, ont définitivement clos le dossier, confirmant le non-lieu et blanchissant totalement les Tarraf.
Aucune mesure de contrôle judiciaire n’a d’ailleurs jamais été ordonnée contre Saïd ou sa fille Alia.
L’affaire, qui avait également attiré l’attention de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), a été classée sans suite : l’organe anticorruption ayant choisi de sursseoir à l’instruction du dossier, considérant qu’il concernait les mêmes faits déjà jugés par la justice.
Aujourd’hui, Me Saër Lô Thiam tire un trait sur l’affaire et met en garde contre toute tentative de raviver la polémique :
« Toute personne qui serait tentée de perpétuer des propos mensongers ou diffamatoires à leur égard s’exposera à des poursuites », a prévenu l’avocat.
Huit ans de bataille judiciaire, des milliards en jeu, des accusations retentissantes, et au bout du compte, un verdict clair
Autres articles
-
Retour apres le defilé: Trafic perturbé à la sortie de Thiès après un accident dans l’autre sens
-
Défilé du 4 avril: Kaolack en communion pour le 66eme anniversaire de l'indépendance du Sénégal
-
Fête du 4 avril: le président Diomaye zapppe les maires de Thiès
-
Fête de l’Indépendance : " Aujourd’hui à Guédiawaye, Dakar n’a pas seulement défilé, elle a écrit une page de son histoire " (Gouverneur)
-
Majesté en mouvement : l’unité montée de la cavalerie sublime le défilé de l’indépendance


