Vulnérabilité par rapport aux changements climatiques : Fatick zone très impactée


Les études de vulnérabilité dans la zone de Fatick montrent un fort impact surtout sur les cultures céréalières, a indiqué le Dr Ndèye Yacine Badiane Ndour du Consortium agriculture projet Pas PNA. Elle a annoncé une réduction de 27% des rendements de céréales.

« La zone de Fatick est une zone de culture du mil et cela va impacter fortement les cultures de mil. Il y aura une raréfaction des surfaces cultivables dues à à l’augmentation de la salinisation des terres. La salinisation des eaux fait que même si on voulait mettre des stratégies d’irrigation de complément, ce sera difficile puisque la qualité de l’eau ne le permettra pas. Ce sera donc une zone vulnérable sur le plan agricole, avec une réduction des rendements et la perte de certaines spéculations qui ne pourront plus être cultivées dans la zone », a-t-elle dit. Elle se prononçait en marge de l’atelier final des études de vulnérabilité dans la zone de Fatick.

« On a proposé pour les résultats des solutions d’adaptation qui pourront se faire à court, moyen et long terme. Vous verrez que ce sont des résultats qui sont projetés pour l’horizon 2050. Mais dès l’horizon 2035 on voit qu’il y aura des baisses de rendement liées à deux facteurs. Une diminution de la pluviométrie, une plus forte variabilité avec un décalage de la saison des pluies et un raccourcissement de la saison. Ce qui fait que certaines cultures ne pourront pas boucler leur cycle. Dans le long terme il faudra vraiment avoir des options d’adaptation dans la zone, si on veut continuer à faire de l’agriculture à Fatick »  a-t-elle aussi dit.

Fatick est aussi une zone vulnérable en ressources en eau avec un grand déficit de renouvellement de la nappe. « Les volumes de précipitation ont diminué et cela a un impact sur la diminution de la recharge de la nappe », a expliqué le Pr Serigne Faye, Coordinateur volet ressources en eau du projet PAS PNA

«   Il y a quand même des options d’adaptation qui ont été définies et elles sont de grandeur nature. Puisqu'étant une zone très vulnérable, il faudra envisager de grands transferts par rapport à ces zones », a-t-il aussi dit.
Jeudi 31 Janvier 2019
Dakaractu



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