Le projet de loi sur le parrainage, qui sera très prochainement examiné par le Parlement pour adoption, suscite déjà une vive polémique entre le pouvoir et l’opposition. Interpellé par Dakaractu, Déthié Fall de Rewmi accuse Macky Sall de faire « dans le forcing », au lieu d’ouvrir des concertations avec ses adversaires sur le sujet.
Le numéro 2 de Idrissa Seck décline ses craintes en ces termes :
« Sur la question du parrainage : ce sujet fait polémique et inquiète, au-delà des acteurs politiques, toutes les forces vives de la nation. Au lieu de retirer le projet de loi, il fait dans le forcing. J'attire l'attention des Sénégalais sur deux faits majeurs : il veut l’utiliser pour écarter d'autres adversaires politiques et aussi pour avoir une mainmise sur un nombre important de potentiels électeurs de l’opposition avant l'heure.
Je m’explique : si Macky Sall a entre 10 à 14 candidats en face de lui, candidats auxquels on demande pour chacun entre 65 000 à 70 000 signatures, le candidat Macky Sall aura la possibilité de connaître avant la présidentielle de 2019 les intentions de vote de 700 000 à 1 000 000 d'électeurs de l'opposition avec leurs adresses électorales exactes. Disposant de ce fichier avant l'élection, il pourra procéder à des manipulations soit en les empêchant de voter, soit en essayant de retourner leurs votes. Cela enlève le secret du vote et constitue une arme grave pour réduire le nombre de votants de l'opposition. C'est inacceptable! »
Le numéro 2 de Idrissa Seck décline ses craintes en ces termes :
« Sur la question du parrainage : ce sujet fait polémique et inquiète, au-delà des acteurs politiques, toutes les forces vives de la nation. Au lieu de retirer le projet de loi, il fait dans le forcing. J'attire l'attention des Sénégalais sur deux faits majeurs : il veut l’utiliser pour écarter d'autres adversaires politiques et aussi pour avoir une mainmise sur un nombre important de potentiels électeurs de l’opposition avant l'heure.
Je m’explique : si Macky Sall a entre 10 à 14 candidats en face de lui, candidats auxquels on demande pour chacun entre 65 000 à 70 000 signatures, le candidat Macky Sall aura la possibilité de connaître avant la présidentielle de 2019 les intentions de vote de 700 000 à 1 000 000 d'électeurs de l'opposition avec leurs adresses électorales exactes. Disposant de ce fichier avant l'élection, il pourra procéder à des manipulations soit en les empêchant de voter, soit en essayant de retourner leurs votes. Cela enlève le secret du vote et constitue une arme grave pour réduire le nombre de votants de l'opposition. C'est inacceptable! »
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