RDC: huit zones en urgence nutritionnelle sur dix se trouvent hors provinces touchées par Ebola


En République démocratique du Congo (RDC), l’épidémie d’Ebola ajoute une crise nutritionnelle à l’urgence sanitaire dans l’Est. Les conflits et les déplacements de population compliquent encore l’accès à l’alimentation et aux soins.

Le dispositif humanitaire est en cours de révision pour répondre à ces nouveaux besoins, mais les dernières données de surveillance dessinent une réalité plus large. Les situations nutritionnelles les plus graves se concentrent surtout loin des principaux foyers de l’épidémie.

Pour comprendre, il faut superposer deux cartes.

La première montre l’Est. Sur les 519 zones de santé analysées dans le pays, soixante-seize - confrontées à des niveaux élevés de sévérité - ont été retenues dans la révision du plan humanitaire. Parmi elles, trente-huit sont touchées par Ebola, principalement en Ituri et dans les deux Kivu. Le nombre de personnes à assister en priorité, sur le plan nutritionnel, passe ainsi d’environ 823 000 à près d’un million huit cent mille.

La seconde carte nous déplace vers le Centre et le Centre-Sud. Le Sankuru arrive en tête avec quatorze zones en urgence nutritionnelle. Suivent le Kasaï-Oriental avec neuf, la Tshuapa avec huit, le Haut-Lomami avec sept et la Lomami avec cinq.

Au total, ces cinq provinces concentrent 43 des 53 zones en urgence recensées par la surveillance nutritionnelle. Le Haut-Lomami porte le signal le plus grave. Malemba-Nkulu, Lwamba et Kinkondja sont les trois seules zones placées au niveau maximal de sévérité.

Les experts insistent. Il faut renforcer la réponse à Ebola dans l’Est sans reléguer les urgences nutritionnelles déjà présentes ailleurs.

 
Dimanche 6 Septembre 2026
RFI



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