Le PIT-Sénégal dénonce l'adoption des nouveaux Codes du Travail et de la Sécurité sociale. Dans une déclaration rendue publique et intitulée "IL SE FAIT TARD !", le parti apporte son soutien au FSDT et appelle le Président de la République à surseoir à la promulgation.
Dans ses propos, le PIT dénonce une adoption dans la division et un passage en force. Le PIT-Sénégal rappelle que "depuis des décennies, notre pays a compris qu'un dialogue social de fond et de qualité est indispensable". Il cite l'exemple du "Code du Travail de 1997" adopté après "des négociations difficiles mais franches."
Pour les codes de 2026, le constat est différent : "Il aurait dû en être de même pour les codes de 2026, malheureusement adoptés dans une profonde division."
Le parti accuse le "régime PASTEF dans ses deux versions, gouvernementale et parlementaire, d'avoir procédé à un passage en force". Trois méthodes sont pointées :
"en modifiant unilatéralement certains points consensuels adoptés au sein du Conseil consultatif du Travail et de la Sécurité sociale"
"en faisant l'impasse sur les observations et propositions du Front Syndical pour la Défense du Travail (FSDT)"
"en faisant voter lesdits textes par son écrasante majorité."
Pour le PIT, "ces modifications traduisent très nettement la vision autoritariste, dirigiste et réactionnaire du régime PASTEF quant à la gestion du monde du travail".
Le parti dénonce des "velléités de précarisation à outrance des emplois" et "la suppression de l'autonomie de gestion des institutions sociales au service des travailleurs et des retraités". Il qualifie le régime de "populiste" et "foncièrement anti-syndical".
Dans un contexte de "grave crise financière liée au colossal endettement extérieur", le PIT se demande : "Comment ne pas redouter la tentation, pour ce régime de bien courte vue, de faire main basse sur les importantes réserves de l'IPRES, au détriment des intérêts des retraités d'aujourd'hui et de demain ?"
À cet effet, "le PIT-Sénégal se dit en phase avec le FSDT, auquel il exprime son soutien total dans sa lutte contre les dispositions scélérates et anti-travailleurs des nouveaux Codes."
Voilà pourquoi, "le parti exhorte le Président de la République, en lieu et place d'une promulgation rapide (avec l’assentiment du FMI enclin à accorder un programme de financement au Sénégal) des codes votés, à engager des concertations avec le FSDT pour des compromis recevables."
À défaut, prévient le PIT, "le FSDT n'aura d'autre choix que la lutte résolue, jusqu'à l'obtention de résultats acceptables sur les points clés de désaccord."
Le parti conclut sur une mise en garde : "La situation économique et sociale du Sénégal étant déjà ce qu'elle est, il faut espérer du régime un minimum de lucidité, pour que notre pays ne franchisse pas le Rubicon."
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