Depuis la mi-août 2026, une campagne inattendue inonde les réseaux sociaux maliens. Des affiches générées par intelligence artificielle, arborant le slogan "Oui à l'excision. Nous voulons la protéger", circulent massivement sur Facebook, TikTok et X. Une initiative qui a immédiatement provoqué une vague d'indignation au sein de la société civile et des organisations féministes, tout en relançant un débat délicat dans un pays où les mutilations génitales féminines restent une réalité très répandue.
Une campagne qui prend les réseaux d'assaut
Tout commence à la mi-août 2026.Des dizaines de comptes publient simultanément des visuels soignés, réalisés grâce à des outils d'intelligence artificielle, appelant ouvertement à soutenir l'excision au nom de la culture et de la religion. La campagne se propage rapidement, portée par des commentaires, des partages et des directs sur TikTok.Présenté comme l'un des soutiens de cette campagne sur l'une des premières affiches diffusées, l'imam Mahmoud Dicko semble avoir été victime d'une utilisation frauduleuse de son image.
Une campagne qui prend les réseaux d'assaut
Tout commence à la mi-août 2026.Des dizaines de comptes publient simultanément des visuels soignés, réalisés grâce à des outils d'intelligence artificielle, appelant ouvertement à soutenir l'excision au nom de la culture et de la religion. La campagne se propage rapidement, portée par des commentaires, des partages et des directs sur TikTok.Présenté comme l'un des soutiens de cette campagne sur l'une des premières affiches diffusées, l'imam Mahmoud Dicko semble avoir été victime d'une utilisation frauduleuse de son image.
Les organisateurs de la campagne, dont l'identité reste floue, auraient ainsi instrumentalisé la notoriété de figures religieuses pour donner du crédit à leur initiative.L'indignation de la société civileFace à cette campagne, plusieurs organisations de la société civile et militantes féministes ont rapidement réagi.
Elles mènent actuellement l'enquête pour identifier les auteurs et les initiateurs de cette initiative, dont les pistes restent brouillées. Ces militantes rappellent que le Mali a ratifié le protocole de Maputo de 2003, dont l'article 5 exige l'interdiction des mutilations génitales féminines sur le continent africain.Pourtant, la loi malienne sur ce sujet reste ambiguë. C'est précisément cette ambiguïté que les partisans de la campagne tentent d'exploiter, en estampillant leurs supports du slogan "faisons respecter la loi", une formulation qui entretient la confusion sur ce que la législation malienne autorise réellement.
Une réalité chiffrée qui interpelle
Derrière ce débat se cachent des chiffres alarmants. Selon une étude de l'UNICEF, 89% des filles et des femmes âgées de 15 à 49 ans au Mali ont subi des mutilations génitales féminines, soit près de huit millions de personnes. Une prévalence parmi les plus élevées au monde, qui illustre l'ampleur du chemin encore à parcourir en matière de protection des droits des filles et des femmes.
Un débat qui dépasse les frontières du Mali
Cette campagne ne reste pas confinée au Mali. Elle a suscité l'indignation au sein de la diaspora malienne, notamment en France où les autorités s'inquiètent de voir ces discours gagner du terrain. Le phénomène illustre comment les réseaux sociaux peuvent devenir un terrain de propagation rapide de contenus controversés, par-delà les frontières et les législations nationales.Le débat est ouvert. Et il est loin d'être clos.
Une réalité chiffrée qui interpelle
Derrière ce débat se cachent des chiffres alarmants. Selon une étude de l'UNICEF, 89% des filles et des femmes âgées de 15 à 49 ans au Mali ont subi des mutilations génitales féminines, soit près de huit millions de personnes. Une prévalence parmi les plus élevées au monde, qui illustre l'ampleur du chemin encore à parcourir en matière de protection des droits des filles et des femmes.
Un débat qui dépasse les frontières du Mali
Cette campagne ne reste pas confinée au Mali. Elle a suscité l'indignation au sein de la diaspora malienne, notamment en France où les autorités s'inquiètent de voir ces discours gagner du terrain. Le phénomène illustre comment les réseaux sociaux peuvent devenir un terrain de propagation rapide de contenus controversés, par-delà les frontières et les législations nationales.Le débat est ouvert. Et il est loin d'être clos.
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