Dalifort : six mois ferme pour proxénétisme, les deux jeunes femmes relaxées dans le volet de l’avortement présumé

Une enquête déclenchée par un renseignement anonyme sur un présumé réseau de prostitution à la Cité Soleil a débouché sur une affaire mêlant proxénétisme et soupçons d’avortement clandestin. Selon L’Observateur, A. Senghor a été condamnée à six mois de prison ferme tandis que R. Diallo et A. Ndiaye ont bénéficié de relaxes sur les charges qui leur étaient reprochées.


Tout est parti d’un renseignement anonyme reçu le 28 août par le commissariat d’arrondissement de Dalifort. Selon L’Observateur, les policiers sont alors informés de l’existence supposée d’un réseau de proxénétisme à la Cité Soleil.
 
L’enquête vise principalement A. Senghor, âgée de 42 ans, ainsi que deux jeunes femmes de son entourage, R. Diallo et A. Ndiaye.
 
Au cours des investigations, les enquêteurs découvrent un autre aspect du dossier : celui d’une grossesse que R. Diallo, 28 ans, aurait interrompue.
 
Lors de ses premières déclarations, la jeune femme aurait expliqué être tombée enceinte après la rupture d’un préservatif lors d’un rapport avec un client.
 
Constatant ensuite un retard de règles, elle aurait sollicité A. Senghor. Cette dernière l’aurait mise en contact avec M. Diatta, présenté comme un agent travaillant au centre de santé Talla Diop.
 
R. Diallo aurait affirmé que celui-ci lui avait proposé des médicaments abortifs pour 100 000 FCfa avant de finalement lui facturer 30 000 FCfa.
 
Après avoir pris les produits, elle aurait saigné et expulsé une matière qui, selon le récit rapporté dans le dossier, aurait pu correspondre à une grossesse gémellaire.
 
À l’audience, les versions changent cependant sensiblement. A. Senghor nie avoir eu connaissance d’une grossesse et conteste toute implication dans un avortement. Elle reconnaît avoir employé R. Diallo et A. Ndiaye mais affirme qu’elles travaillaient comme domestiques.
 
La juridiction lui rappelle alors certaines déclarations faites lors de l’enquête, notamment celles relatives à une activité de prostitution au domicile et au versement d’une somme hebdomadaire. A. Senghor soutient pour sa part qu’il s’agissait d’une rémunération mensuelle pour un travail domestique.
 
R. Diallo nie désormais connaître M. Diatta et conteste les accusations liées à l’avortement. A. Ndiaye affirme également n’avoir jamais exercé la prostitution.
 
Au terme des débats, le tribunal a retenu le délit de proxénétisme contre A. Senghor et l’a condamnée à six mois de prison ferme. R. Diallo a été relaxée du chef d’avortement et A. Ndiaye a été relaxée de l’ensemble des poursuites la concernant.
Samedi 5 Septembre 2026
Dakaractu



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